Blood Seasons ferme ses portes.

[18+] I can't ignore you anymore + Ôta Satoshi

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Mer 23 Nov - 22:14
I can't ignore you anymore. #Satoshi&ArturC'était l'un de ses jours sans. Le premier d'une longue série qu'il redoutait d'ores et déjà. Cela faisait plus de six mois que Haya était partie, Haya et son enfant, son fils, ce pauvre enfant qui n'avait rien connu de la vie. Alors Artur avait eu le cafard, dès le réveil. Il n'avait eu pas la moindre envie de se lever, de traîner ses pieds dans le salon de tatouages, de  conseiller des clients, d'aller à son rendez-vous chez le psychologue... Mais il avait pourtant fait tout cela, sans rechigner, en donnant même le meilleur de lui-même car il n'y avait qu'au travail qu'il s'exprimait vraiment et que son esprit pouvait se permettre de penser à autre chose.
Il avait fait sa journée, souriant devant tous ceux qui se présentaient à eux, devant son collègue et devant tout le monde, finalement. Parce qu'il avait toujours été ainsi, Artur. Souriant, agréable et doux. Que des qualités, vraiment, sans personne pour se douter que là-derrière se tapissait l'ombre d'une dépression. Qu'avait-il fait pour mériter cela ? Il l'ignorait, ça l'ennuyait profondément, il tentait d'y faire face. De toute la puissance de son petit être, il essayait de faire de son mieux pour se relever de cette épreuve. Pourtant entouré par ses parents, ses amis, il se sentait plus seul que jamais et il s'en voulait par rapport à cela. A son égoïsme mal placé. Auparavant, il aurait tout donner pour revenir en arrière ; aujourd'hui, il sait qu'il doit accepter et poursuivre sa route. Pour Haya et leur enfant.
En fin de journée, il avait pu débaucher un peu plus tôt afin de se rendre à son rendez-vous à l'hôpital. C'était de lui-même qu'il avait pris l'initiative, deux ou trois semaines à la suite de son traumatisme. Il savait très bien qu'il ne se remettrait pas debout sans l'aide de quelqu'un d'extérieur à tout cela. Et ce médecin l'aidait, vraiment. Il n'était pas l'un de ces charlatans qui vous laisse parler, parler, parler et l'heure tourne, tourne, tourne pour que l'argent rentre dans ses poches. Celui-ci conseillait le jeune homme sur les bonnes actions à faire, à penser, à réfléchir et grâce à cela Artur allait mieux, bien mieux. Il ne voyait plus la vie si triste et injuste, même s'il lui arrivait de toujours le songer.
Néanmoins, en sortant de sa séance, il avait le cœur un peu plus léger. Il partit reprendre un rendez-vous pour dans une quinzaine de jours avant de quitter complètement l'hôpital et de prendre le chemin de son appartement. C'était ça qui finirait par le tuer. Cet appartement meublé pour trois alors qu'il n'était plus qu'un. Mais il décida de faire abstraction de cette pensée en secouant légèrement la tête. Il longeait les couloirs du quatrième étage pour se rendre jusqu'à l'ascenseur qu'il emprunterait pour descendre au premier. Perdu dans ses réflexions, il fit volte-face lorsqu'il croisa un garçon qu'il crut reconnaître. Cette petite taille, ce visage entraperçu... Il n'y avait qu'un seul prénom qui répondait à cette personnalité.

« Eh, attends ! Satoshi... ? »

Il venait de déposer sa main sur son épaule, pour faire ralentir le jeune homme et lui démontrer que c'était bien à lui qu'il s'adressait. Il lui adressa un sourire lorsqu'il se retourna vers lui et Artur ne put qu'être certain du prénom qu'il avait prononcé. Ce ne pouvait être que son vieil ami Satoshi.

« C'est moi, Artur. Tu te souviens de moi ? Nous étions dans la même classe. »

ça faisait tellement longtemps qu'il ne lui en tiendrait pas rigueur s'il ne se souvenait pas de lui. Après tout, ils avaient bien changé. Pas tellement grandi en taille, mais leurs traits s'étaient affinés. Artur ne manqua pas de remarquer que Satoshi avait probablement perdu un peu de poids et qu'il était encore plus mignon qu'auparavant. Toutes les filles devaient s'arracher cette adorable peluche aux canines pointues.
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Mer 23 Nov - 22:35
feat Tozawa G. ArturI can't ignore you anymore.Aujourd'hui était une journée comme les autres. Il se leva et prit son petit-déjeuner en supportant les jérémiades de ses parents. Aller, plus qu'un an à les supporter et il pourrait demander son propre logement à moins qu'il ne se marie entre-temps. À la longue, cela commençait à devenir saoulant de les supporter qu'ils soient joyeux ou attristé. Ne pouvaient-ils pas faire un effort ? Cela ne coûtait pas grand-chose et en plus ils pouvaient en être récompensé de sourire.
Bien sûr, il leur avait déjà hurlé dessus. Il leur avait déjà dit à quel point il en avait marre et qu'il finirait par tout balancer en l'air si ça continuait. Ça les mettrait mal devant tous les autres s'ils avaient un enfant devenu fou à cause de leurs plaintes en continuation tout au long de l'année, n'est-ce pas ? D'autant plus si cet enfant finissait en prison ou en cellule psychologique. Ah, il aimait s'imaginer de ces situations pour pouvoir les leur ressortir en espérant que cela les ferait réfléchir. Ils ne vivaient pas encore seuls aux dernières nouvelles !
En attendant, il termina son petit-déjeuner et partit attraper ses affaires, puis enfiler ses chaussures pour partir travailler. Sur son chemin, il salua quelques amis avec un sourire dévoilant ses canines pointues et tomba même nez à nez avec un dans l'ascenseur. Ils parlèrent des dernières informations circulant dans l'Héritage et se promirent de se refaire une soirée ensemble au plus vite quand son ami descendit au deuxième étage. Lui s'arrêtait au quatrième étage et il y fut bientôt.
Arrivé à destination, il commença par se changer et partit retrouver ses supérieurs. Qu'y avait-il à faire aujourd'hui ? Il était prêt ! Il exécuta les ordres avec soin comme à son habitude et termina sa journée exténué mais ravi d'avoir pu s'apaiser auprès des animaux. Et c'était reparti pour le chemin du retour. Il serait bientôt de nouveau chez lui et au calme, à moins que...

« Eh, attends ! Satoshi... ? »

« C'est moi, Artur. Tu te souviens de moi ? Nous étions dans la même classe. »

Artur.

Complètement déstabilisé, il ne réussit pas à lui répondre au début et recula même de quelques pas. Artur, Artur c'était un camarade de classe mais ils s'étaient perdus de vue à la fin de leurs études. Cela lui avait déchiré le cœur parce qu'Artur était la première et seule personne qu'il eut jamais aimé. Il avait fini par se faire une raison et par se dire que c'était mieux comme ça parce qu'ils n'étaient pas faits pour être ensemble. D'autant plus qu'il avait appris juste après leur cérémonie qu'Artur était marié. C'était vain.

Alors pourquoi le hasard avait-il voulu qu'Artur le reconnaisse et vienne le voir après l'avoir aperçu ?!

« Ar-Artur, articula-t-il avec difficultés, Bien sûr que je me souviens, dit-il avec un sourire presque forcé, Comment est-ce que tu vas ? »

Rah et qu'est-ce qu'il était beau ! Dix fois plus beau qu'avant ! Comment allait-il faire ? Si seulement il aurait pu se faire davantage plus petit qu'il ne l'était déjà...
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Jeu 24 Nov - 22:02
I can't ignore you anymore. #Satoshi&ArturArtur ne remarqua pas le malaise qui semblait pourtant prendre sa place dans l'expression de son ancien camarade de classe. Comment aurait-il pu le savoir, de toute façon ? Satoshi ne lui avait jamais dit qu'il avait été un jour attiré par lui et, de son côté, Artur devait bien avouer ne l'avoir toujours qu'apprécié en tant qu'ami, rien de plus. Aujourd'hui alors, en toute honnêteté, le tatoueur était heureux de retrouver ce jeune homme avec lequel il avait de bons souvenirs.

« Oh, ça va, répondit-il en souriant, on fait aller. Et toi alors ? Qu'est-ce que tu deviens ? Tu travailles par ici ? »

Il y avait tellement de questions, mais pourquoi rester au beau milieu du couloir ? De nombreuses oreilles trop curieuses vivaient parmi les membres de l'Héritage et Artur savait bien que les nouvelles circulaient vite entre ceux qui le désiraient.
Depuis un petit moment, des événements étranges se déroulaient dans ce bunker souterrain. Des rumeurs couraient, du genre qu'un enfant, un adolescent, aurait réussi à quitter cet endroit et remonter à la surface... Le jeune homme se souvint à cet instant de cette mission qu'il avait effectué avec l'aide de Min Oh. Oui, à croire que malgré le système de sécurité, il y a avait de plus en plus de failles dans ce système. Et même si Artur n'était pas contre, le système, il aimait être curieux et s'intéresser à ce qui se passait de l'autre côté du miroir.
Il passa une main dans sa chevelure, adressant un nouveau sourire à son interlocuteur dont il venait de remarquer ses deux canines pointues. C'était tellement mignon ; Artur ne se rappelait plus vraiment s'il était né avec ou s'il les avait manié de sorte à se créer son propre style.

« ça te dit plutôt qu'on aille discuter chez moi ? Je suis à l'étage juste en-dessous, ce sera rapide. »

A vrai dire, il ne lui laissa pas tellement le temps de lui répondre puisqu'il aperçut la porte de l'ascenseur s'ouvrir. Il saisit l'avant-bras de Satoshi pour l'entraîner à l'intérieur avec lui. La descente fut rapide, tout comme longer le couloir pour se rendre à l'appartement du tatoueur. Une fois devant la porte, il l'ouvrit et fit signe à son ami d'entrer, de ne pas se gêner.
Comme n'importe quel appartement, le sien était plutôt petit, un grand lit sur la gauche, une table et deux chaises sur la droite avec un petit coin cuisine et à peine plus loin, la salle de bain. La composition était semblable à presque toutes les "chambres" à quelques détails près.
Sur la table s'étalaient les fiches de dessins, les cahiers et crayons d'Artur. Il s'y dirigea automatiquement pour remettre un peu d'ordre en enfouissant tout ça dans une caisse sous son lit. Ensuite, il alla vers le réfrigérateur pour sortir deux canettes de soda et le proposer à Satoshi.

« Voilà mon petit chez moi, lâcha-t-il en s'installant en face de lui. ça fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas vu... C'est étrange de retomber face à face comme ça ! »

Il abandonna un léger rire avant de porter la canette à ses lèvres pour en boire une gorgée.
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Lun 28 Nov - 18:59
feat Tozawa G. ArturI can't ignore you anymore.Comment avaient-ils fait pour se perdre de vue à la fin de leurs études  ? Satoshi ne se souvenait pas ce qui avait pu leur arriver... Ou alors peut-être n'en avait-il que de vagues souvenirs. Comme ces quelques soirées qu'ils avaient pu se faire avec d'autres amis à la toute fin de leurs études et de cette jeune femme dans les bras d'Artur. Son cœur en avait été brisé.

En fait, Artur et lui n'étaient pas devenus amis en un claquement de doigts parce que Satoshi n'avait pas voulu devenir ami avec Artur. Il ne s'en était rendu compte que plus tard mais ses parents lui avaient fait part à ce moment-là de mauvaises paroles concernant les classes au-dessus de la leur. Satoshi, bon enfant, avait dès lors cru déraisonnable de côtoyer les Estivaux et Printaniers. Il avait donc fallu un moment avant qu'ils ne se côtoient mais, à la surprise de tous, ce fut Satoshi qui alla vers Artur un beau jour.
Armé de son plus beau sourire et de ses petites mains, il avait insisté pour jouer avec Artur. Sans le en avoir pleinement conscience, il avait déjà fait preuve d'une grande maturité à essayer malgré ce qu'on lui avait dit qui était cette personne faisant partie des Printaniers. Puis, comme Artur avait accepté de jouer avec lui, il lui avait demandé d'être son ami et après avoir fait les meilleures folies avec lui lors de leur enfance, il lui avait demandé d'être son meilleur ami. Ainsi cela se déroula-t-il.
Puis survint les prémices de l'adolescence et les premiers amours. Ils grandirent chacun avec en tête une optique différente du monde et commencèrent à avoir des divergences mais non sans se disputer. De toute façon, à quoi est-ce que cela aura servi ? Puis, Artur était devenu beau et agréablement protecteur vis-à-vis de lui. Satoshi avait donc peu à peu commencé à ressentir quelque chose pour lui sans même le vouloir. Il n'avait rien pu y faire et cela l'avait étrangement quelque peu brisé de l'intérieur.

À quoi ça sert d'aimer si ce n'est pas réciproque ?

On put dire que ça tombait donc à pic qu'ils cessent subitement de se voir à la fin de leurs études. Il put se concentrer au travail dans lequel il trouva une place. Il n'avait pas un travail de folie mais il aimait s'occuper des animaux, même si cela voulait parfois dire mettre fin à leur vie pour le bien de la civilisation. Il s'était fait à l'idée à force alors ce n'était plus aussi grave pour lui. Il s'attachait sans trop s'attacher. Puis, à côté, de sa vie professionnelle, il sortait de temps en temps avec des amis, flirtait mais sans qu'il n'y ait de suite.
Alors pour palier à ce manque affectif, il était devenu davantage optimiste et essayait de voir plus les choses du bon côté que du mauvais. Il fallait avancer ! Il ne voulait pas se morfondre pour devenir comme ses parents et espérait qu'au fruit de ses efforts il finirait peut-être par au moins changer de caste pour les printaniers. Il ne voulait pas gagner plus mais au moins avoir une responsabilité plus grande à la ferme.

Sa petite vie était géniale.

Puis Artur était réapparu.
Sans le vouloir, sans pouvoir réagir, il s'était laissé entraîner jusque chez lui et avait bégayé un remerciement banal quand il lui offrit une canette de soda. Il l'ouvrit et but un peu. Qu'est-ce qu'il pouvait lui dire ? Il le savait marié et tatoueur alors il devait mener une vie encore plus extravagante que la sienne. D'ailleurs, pourquoi fallait-il seulement qu'il ne soit plus aussi extravagant face à lui ? ! Il sourit face à ces propos, mais terriblement gêné, et regarda autour de lui.

« Ta femme n'est pas là ? », demanda-t-il.

Oui, ça, c'était bien. Comme ça, s'il apprendrait que sa femme rentrerait bientôt, il pourrait prétexter qu'il dérangerait et qu'il ferait mieux de s'en aller.

« Sinon, oui, je travaille au quatrième étage. À la ferme. Je suis étonné que tu n'en aies pas entendu parler comme les rumeurs vont à grand-va ici. Tu es devenu très tête en l'air. », dit-il avec un adorable sourire timide dévoilant encore ses canines.

Petites canines qu'il s'était faite à cause de lui. À cause d'Artur. Artur lui avait dit un jour que cela lui irait bien des petites dents de vampires et amoureux transi qu'il était, il n'avait pas perdu de temps pour faire que cela soit vrai. Depuis, comme cela amusait les gens et que ceux-ci trouvaient que cela lui allait drôlement bien, il les avait gardés comme ça et continuait à bien les entretenir.
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Sam 3 Déc - 16:50
I can't ignore you anymore. #Satoshi&ArturEt la question tomba. Et il en demeura pantois. Durant quelques secondes seulement parce qu'il aurait du se douter que cela serait la première question que Satoshi lui poserait. Après tout, il vivait dans un appartement pour deux personnes, pour fonder une famille, alors il ne pouvait tout simplement pas, administrativement parler, y vivre seul. C'était la règle sur l'Héritage ; sinon on continuait de cohabiter sous le même toit que ses parents. Mais voilà, Artur faisait exception à la règle et mentir à son ancien camarade de classe ne lui vint même pas à l'esprit.

« Elle n'est pas là, répondit en triturant nerveusement sa canette. A vrai dire, elle est décédée en essayant de donner naissance à notre fils, qui est décédé lui aussi. »

Ces plaies là étaient loin d'être fermées et ne le seraient sans doute jamais. Mais c'était bien pour cela que le tatoueur se rendait à chacun des rendez-vous qui étaient programmés. L'initiative venait de lui et il s'en félicitait. Il se félicitait au moins sur le point de "tenter de vivre avec". Ce n'était pas tous les jours faciles, sauf qu'il commençait à comprendre ce que le médecin souhaitait lui faire apprendre. Après tout, en-dehors de ces décès, Artur n'était pas tout seul. Il avait encore ses parents, des amis, un travail... Prendre la vie du bon côté, chapitre 2.
Il tenta d'esquisser un sourire rassurant à Satoshi, pour lui dire que ce n'était pas grave d'avoir mis les pieds dans le plat. De toute façon, comment aurait-il pu deviner ? Les rumeurs ne vont pas si vite.

« J'ai été pas mal occupé ces derniers temps, avoua-t-il, alors pour tout te dire, je n'ai pas trop prêté attention aux rumeurs qui circulent dans ces couloirs. Mais je vais mieux maintenant, je vais mieux. »

Est-ce qu'il voulait convaincre son interlocuteur ou bien son propre conscient ? Peut-être bien les deux, en y réfléchissant.
Il passa une main dans sa chevelure, se laissant glisser un peu plus sur sa chaise. Il but une gorgée de son soda et, tout aussi simplement que ça, il décida de raconter à Satoshi son histoire.

« Je l'ai emmené à l'hôpital bien assez tôt, le travail a mis du temps à se mettre en place, mais les infirmières sont toutes bienveillantes. Je lui ai parlé, à Haya, tout le temps, pour la rassurer, lui dire que tout se passerait bien. (Sa gorge se noua.) Et puis, je ne sais pas... Quelque chose s'est détraqué et on m'a demandé de quitter la salle d'accouchement. J'ai tellement attendu, tout seul. »

Il fit une pause, histoire de digérer ça en même temps que le blondinet en face de lui. Il le voyait respectueux, écoutant sans poser le moindre jugement dessus. Rien que pour cela, Artur le remerciait.

« Quand le médecin est enfin venu me chercher, il m'a dit que ma femme n'avait pas survécu. Mon fils, par contre, était dans une couveuse, bien au chaud. J'y ai cru, vraiment... jusqu'à ce que son bipeur l'appelle en urgence. Il est parti, lui aussi. Ils sont partis tous les deux. »

Il déglutit avec difficulté, sentant la douleur revenir dans tout son âme comme si c'était hier alors que plus de six mois le séparait de ces événements tragiques. Un instant, il s'en voulut aussi d'en parler aussi tôt à Satoshi, si facilement. Ils ne s'étaient pas côtoyés depuis des années et le voilà en train de l'ennuyer avec sa pauvre petite vie misérable.
Il soupira, renifla bruyamment et essuya ses yeux d'un geste rapide de sa manche.

« Excuse-moi pour le moment émotion... Assez parlé de moi maintenant, parle-moi de toi, esquissa-t-il un sourire sincère. Comment vont tes parents ? »

Et puis il pensa à la bouteille d'alcool qu'il cachait dans l'un de ses placards, bien au fond pour que personne ne puisse jamais le savoir. Il n'était pas du genre à noyer sa peine là-dedans - d'autant plus qu'il l'avait obtenu illégalement - mais ce soir-là, c'était presque comme s'il en avait réellement le besoin vital.
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Dim 11 Déc - 0:38
feat Tozawa G. ArturI can't ignore you anymore.Il n'avait entendu que du bien sur la femme d'Artur mais il n'avait jamais eu l'occasion de lui dire de prendre bien soin d'Artur. De son meilleur ami. De l'homme qu'il aimait. Mais, pour l'avoir côtoyé un peu, il savait qu'elle savait qu'il l'aimait. Elle n'avait jamais rien dit, elle ne l'avait jamais empêché d'arrêter de voir Artur de peur qu'il le lui vole. De toute façon, le temps les avait séparés comme le temps les avait réunis, ou du moins il fallait le croire. En tout cas, il avait toujours su Artur entre deux bonnes mains alors, comme durant toutes ces années il avait tout fait pour enfermer ses sentiments dans un miroir, le fait qu'elle était morte n'était jamais parvenu à ses oreilles.

« Mo-Morte ? »

Son visage pâlit et il se paralysa. Quel idiot. Sa femme était morte en mettant au monde leur enfant et celui-ci était lui aussi décédé. Mais quel idiot. Artur avait été sur le point de fonder une famille mais tout cela lui avait été enlevé en un claquement de doigts. D'après tout ce qu'il venait de lui dire, cela était récent. Il n'aurait su dire depuis quand mais au moins plus de deux ou trois mois. Mais quel triple idiot ! Il n'y avait que lui pour gâcher d'aussi belles retrouvailles ! Il se taperait bien la tête contre le mur mais l'ambiance pesante actuelle ne le permettait pas.
Ah, son cher Artur si fragile en était dévasté et, s'il avait mieux regardé, il aurait remarqué que quelque chose n'allait pas chez lui. N'étaient-ils pas toujours meilleurs amis même s'ils s'étaient perdus de vue ces dernières années ? Artur était – est toujours – fou amoureux de son adorable femme et aurait volé toutes les étoiles du monde pour elle. Ils s'étaient mariés, ils avaient emménagé ensemble et ils avaient été sur le point de vivre une vie paisible avec leur fils qui aurait été aussi adorable qu'eux. Mais, tout ça n'était plus néant.
Il était lamentable et il était le pire meilleur au monde. Il baissa les yeux et tritura ses doigts en mordillant sa lèvre inférieure. Que pouvait-il se permettre de dire après ce qu'il venait d'apprendre ? Lui qui avait tout fait pour oublier ses sentiments à son égard... Pour oublier son existence. Aujourd'hui, ils s'étaient retrouvés et, alors qu'il avait vécu aussi égoïstement pendant ces années passées sans lui, il apprenait que tout ce qui aurait dû faire sa vie avait disparu. De quoi pouvait-il seulement se plaindre après ça ?

« Moi, je vais bien, dit-il, Mes parents vont bien. Le travail se passe bien. Tout va bien !, s'exclama-t-il avant de rire nerveusement à cause des larmes dont il se faisait rage pour ne pas qu'elles coulent sur ses joues, Il faudra que tu viennes à la maison voir... »

… Mes parents. Mais il ne termina pas sa phrase. De quel droit pouvait-il se permettre d'inviter chez lui Artur ? De l'inviter chez lui et de le voir se retrouver confronter à le concept même de la famille à laquelle lui n'avait pas eu le droit d'avoir. C'en fut trop. Il se mit à pleurer et ne parvint pas à s'arrêter même en frottant avec force ses joues humides.
Il pleura, pleura de se sentir aussi lamentable. Comment cela se faisait-il qu'il n'ait pas entendu parler de la mort de la famille d'Artur ? Il aurait été le voir même si c'était en partie à cause de lui qu'ils s'étaient perdus de vue. Il aurait cherché à le réconforter parce que c'était ce que faisait les meilleurs amis. C'était là qu'on pouvait prendre conscience que le terme composé meilleur ami n'était justement rien de plus qu'un terme. Quand il fut calmé, cela redoubla de plus belle quand il parvint à dire quelques autres mots à Artur :

« Je suis tellement désolé... Je suis sincèrement désolé... »

Il se cacha derrière sa frange et sortit un mouchoir d'une poche de son jean pour se moucher. Il but un coup mais il pleurait encore alors il tira une grimace car le soda mélangé à ses larmes ne fut pas de très bon goût. Heureusement qu'il finit par totalement se calmer au bout d'un moment donné... Ou était-ce qu'il avait juste trop pleuré.

« Aah, ça fait longtemps que je n'ai pas pleuré comme ça. Ça ne me ressemble pas, tu ne crois pas ?, le questionna-t-il en riant jaune, Sinon... Tu m'as dit aller mieux. Est-ce... Est-ce que c'est vrai ? »

Non, ce n'était pas vrai.
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Dim 11 Déc - 18:30
I can't ignore you anymore. #Satoshi&ArturOui, morte. Elle était belle et bien morte. Tout ce qu'il y avait de plus mort. Mais de l'entendre dire de la bouche d'une personne supplémentaire ne fit que renforcer le malaise qui grandissait dans la poitrine d'Artur. Ses paroles, ses mots... Il venait de tout raconter à Satoshi comme si de rien n'était. Comme s'ils étaient encore les deux meilleurs amis sur l'Héritage, capables d'accomplir de grandes choses. Il lui avait tout dit, toute cette histoire qui le rongeait depuis plus de huit mois désormais. C'était presque comme s'il avait davantage de facilité à se confier à ce garçon qu'il n'avait pas vu depuis bien longtemps qu'à sa psychologue. Satoshi possédait sans doute quelques unes de ses propriétés apaisantes et réconfortantes sans lui-même le savoir.
Sauf que le tatoueur ignorait à quel point il venait de lâcher une bombe sur cet ami pourtant si bienveillant. Est-ce qu'il avait gâché la soirée en révélant tout cela ? Non, parce que de toute manière, Satoshi aurait bien fini par l'apprendre ; autant que cela se fasse en une seule fois, pour qu'il puisse mieux l'avaler. Cependant, sur le moment, c'était le russo-japonais qui avait bien du mal à déglutir. Il se sentait coupable et, en plus, les larmes qui commençaient à dévaler le visage de son meilleur ami n'arrangèrent pas les choses. N'aurait-il pas pu se taire ? Lui dire, juste, que Haya n'était pas là ? Pas présente ? Non. Il en avait terminé avec le mensonge.

« Satoshi... » murmura-t-il réellement confus de la situation qui se présentait à lui.

Il n'avait pas l'habitude de consoler les personnes qui pleuraient. D'ordinaire, c'était lui qui fondait de cette façon quand il évoquait ce même sujet. Là, il se sentait vraiment désemparé, mais il fallait qu'il agisse et qu'il réconforte son interlocuteur. Il n'avait pas voulu le rendre dans un tel état, ce n'était pas son but... Ces retrouvailles avaient pourtant si bien débuté, un étage plus haut. Artur s'en retrouva encore plus mal et son cœur se serra dans sa poitrine. Il enfonça ses mains dans ses poches, tremblantes. Il se mordit la lèvre et, enfin, se déplaça pour venir s'asseoir près du jeune homme. Ses propres yeux étaient embrumés, fatigués de tout ceci.
En bon ami, il déposa son bras sur les épaules de Satoshi, pour les encadrer, le soutenir. C'était compliqué de trouver les mots justes pour lui expliquer, pour lui demander de se calmer. Une boule stagnait dans la gorge du tatoueur, ému et ne sachant pas comment se dépêtrer de là. Alors son étreinte fut un peu plus forte, se voulant plus réconfortante et il osa un baiser sur la tempe de son meilleur ami. De silencieuses larmes coulaient sur ses propres joues, mouillant son tee-shirt blanc, mais c'était le risque de porter une telle couleur.
Haya... Elle était tout pour lui. Une amie merveilleuse, une femme splendide, une mère ravissante. Il l'avait aimé dès qu'il l'avait vue. S'il croyait au coup de foudre, il aurait clairement dit que cela en avait été un. Toujours de bonne humeur, sachant faire la part des choses et prendre des décisions justes, Haya était sans conteste la femme parfaite. Longtemps, et encore à ce jour, Artur se blâme de ne pas avoir été suffisamment bon et à la hauteur pour elle. C'était pour cela qu'elle le lui avait été retiré. Son âme le consumait de l'intérieur et brûlait ses souvenirs. Il serrait son autre poing sur sa cuisse, se mordant plus fort encore sa lèvre pour ne pas accompagner Satoshi dans ses sanglots.

« Ne t'inquiète pas, ce n'est pas de ta faute... C'est moi, je n'aurais peut-être pas dû t'asséner ça comme ça » s'excusa-t-il en lui tendant sa boîte de mouchoirs non loin de là.

Et puis ce petit vampire l'interrogea de nouveau, plus subtilement, enfin plus ou moins. Artur demeura un instant sans rien dire, n'ayant pas encore une fois envie de le voir fondre en larmes. Il opta donc pour se relever et aller chercher sa bouteille d'alcool si bien cachée dans son coin. De dos à son interlocuteur, c'était plus facile de ne pas se dévoiler.

« Oui, c'est vrai. C'est vrai quand je n'y pense pas, que je suis loin de chez moi. Mais on est jamais bien loin de chez soi, sur l'Héritage. »

Il haussa les épaules en déposant par la suite sa bouteille sur la table. Il croisa le regard de Satoshi, tentant un sourire pour lui dire que tout irait bien mieux au fur et à mesure des mois, des années. C'était le discours qu'on lui servait, dans le bureau de la psychologue, et il se plaisait à essayer au moins un minimum d'y croire.
Il attrapa deux verres et versa un fond d'alcool dans chacun d'eux, levant le sien pour trinquer à la santé de son ami. Ils devaient passer à autre chose maintenant, assez parler d'Artur, vraiment.

« Si on trinque à nos retrouvailles, ça ne va pas te faire pleurer, j'espère ? taquina-t-il gentiment son vis-à-vis. J'aimerais en savoir un peu plus sur toi, moi aussi. ça te plaît tous ces animaux ? »

Cette fois-ci, le sourire qui s'afficha sur le visage du tatoueur fut plus sincère, moins douloureux que le précédent. Il s'intéressait vraiment au métier de son ami, souhaitant connaître quelques détails qu'il avait manqué de sa vie au cours des dernières années passées à s'être oublié. Mais ils ne s'étaient jamais vraiment tout à fait oublier, n'est-ce pas, Satoshi ?
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Sam 17 Déc - 18:24
feat Tozawa G. ArturI can't ignore you anymore.Il ne savait pas s'il pouvait se permettre de penser ça mais il était heureux de ne pas avoir trouvé une femme, voire même un époux parce qu'il n'aurait jamais été capable de déballer tout son bonheur devant Artur actuellement. D'autant plus que si cela avait été plus facile, peut-être aurait-il pu être en mesure de panser ses plaies et de lui rendre son bonheur grâce à tout cet amour qu'il ressentait pour lui. Cet amour qui ne partirait jamais. La preuve était qu'à l'heure actuelle son cœur battait la chamade face à lui malgré ce qui venait de se dérouler.
Jamais il n'avait pu consentir à l'oublier totalement, cela lui était impossible. Pour commencer, parce qu'il s'agissait de son meilleur ami, puis parce que tous ses souvenirs d'enfance le concernaient en partie. C'était compliqué et il avait fallu qu'il fasse un gros effort pour demander aux amis qu'ils avaient en commun de ne pas trop parler de lui. Ce serait rouvrir une plaie qui ne cicatriserait jamais.
Mais, lui, qu'est-ce qu'il venait de faire ? Il venait de rouvrir misérablement la plaie qu'Artur essayait vainement de fermer concernant la mort de sa femme et de son fils. Qu'avait-il donc à dire, à se plaindre ? Même si sa plaie à lui s'était également rouverte, ce n'était tout simplement pas comparable...

… Alors, pourquoi avait-il fallu qu'il se mette à pleurer ?

En tout cas, il restait surpris qu'Artur ait pu tout lui raconter après ces quelques années sans s'être vus l'un l'autre. Cela prouvait qu'ils restaient en bons termes et que même si le terme meilleur ami n'était peut-être plus que quelque chose d'éphémère, ils savaient qu'ils seraient toujours à l'écoute l'un de l'autre. Ou du moins il l'espérait. Mais le plus stupéfiant était qu'il avait été celui qui avait pleuré et non Artur. D'où puisait-il toute cette force qui lui permettait de garder la tête haute ?
Pendant qu'il tentait désespéramment de faire en sorte que ses larmes cessent de couler, Artur vint près de lui et chercha à le consoler d'une étreinte. Idiot. Ce n'est pas moi qui ai besoin d'être consolé, c'est toi. Il lui ébouriffa les cheveux quand il se détacha de lui et s'apprêta à le prendre dans ses bras mais Artur déposa un baiser sur sa tempe, ce qui eut pour effet de le déstabiliser complètement. Les joues rosies, il détourna le regard et eut tôt fait d'arrêter de pleurer. N'était-il pas censé réconforter son meilleur ami au lieu de le fuir du regard ?
À la place, ce fut son interlocuteur qui agit encore une fois et lui proposa une boîte de mouchoirs en prononçant des paroles avec des sous-entendus remplis d'excuses. Il le regarda, perplexe, mais avant de dire quoi que ce soit, prit un mouchoir et s'essuya les joues avant de se moucher.

« Et qu'est-ce qui aurait été mieux ? Au fond, je trouve cela mieux de l'avoir appris par toi que par un autre, dit-il en le prenant contre lui, Comme ça, même si c'est un peu en retard, je vais pouvoir te réconforter. »

Il le garda contre lui quelques minutes parce que c'était si bon de l'avoir contre lui, mais aussi parce qu'il espérait qu'il comprenne par cette étreinte qu'il ne le laisserait plus jamais tomber. Même s'il devrait se faire force de ne pas laisser transparaître ses sentiments.
Mais, visiblement, il était temps de passer à autre chose pour Artur ! Il pouvait comprendre, ça n'avait vraiment pas dû être facile pour lui de lui parler de la mort de Haya et leur fils. Il le regarda se lever et fut surpris de le voir revenir avec deux verres et une bouteille d'alcool. Comme au bon vieux temps, n'est-ce-pas? Ils trinquèrent et burent chacun un peu de leur verre jusqu'à ce que son interlocuteur lui demande à nouveau de parler de lui. Il était sceptique, il ne savait pas ce qu'il pouvait se permettre de lui dire.

« Mh, eh bien... »

Mais, en fait, il lui suffit de finir son verre et de boire la moitié du deuxième pour commencer à parler. Principalement de son travail, certes, mais parce qu'il se voyait mal se plaindre de la vie qu'il menait avec ses parents et à quel point cela était dur d'attendre encore un an avant de vivre seul. Artur avait besoin d'entendre parler de joie, de gaieté, même si à lui on lui avait justement tout enlever. Il avait besoin qu'on lui prouve que si les autres pouvaient être heureux, lui le redeviendrait probablement tôt tard après avoir totalement fait le deuil de son épouse et de son fils.
Puis, le monde commençait à tourner. Il n'avait jamais bien tenu l'alcool, il était celui auquel il fallait toujours faire attention s'il tenait à rentrer chez lui. Quoique, pour ce soir, il n'aurait pas à s'en inquiéter puisqu'il resterait certainement dormir chez son ami. Ils riaient, se rappelèrent d'anciens souvenirs l'un à côté de l'autre assis sur le lit. Et, sans savoir pourquoi, sans même en prendre complètement conscience, Satoshi tourna la tête vers Artur et se pencha vers lui pour sceller ses lèvres aux siennes. Quand le baiser prit fin, leurs regards se croisèrent et, gêné, il se remit correctement en buvant encore un peu.
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Sam 17 Déc - 22:28
I can't ignore you anymore. #Satoshi&Artur
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Dim 18 Déc - 14:35
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