Blood Seasons ferme ses portes.

Dim 11 Déc - 17:31

Lost poems

Feat. Ôta Satoshi & Hwang Elijah


Il n’y avait rien à faire. Il avait beau avoir fouillé l’entièreté de son appartement et de l’Héritage, Elijah ne trouvait pas la moindre trace de l’objet qu’il cherchait depuis maintenant quelques jours, à savoir son carnet où il inscrivait les poèmes qu’il composait. Il n’arrivait pas à comprendre comment une telle chose avait pu se produire, étant donné qu’il tenait énormément à cet objet. Soupirant rageusement, l’informaticien se laissa tomber sur son lit et commença à se masser les tempes. Pour la énième fois, il essaya de se rappeler du dernier endroit où il avait bien pu poser ledit carnet, mais aucun souvenir, ne serait-ce que le plus infime, ne vint surgir dans sa mémoire. Et il commençait sincèrement à en être agacé à force d’explorer le recoin de chacune des pièces, pièces qu’il connaissait désormais par cœur dans les moindres détails. Alors qu’il était perdu dans ses pensées depuis une poignée de minutes, l’australo-coréen se releva brusquement de son lit, bien décidé à retrouver une bonne fois pour toute son précieux objet. Au fond, peut-être était-il absurde qu’il se mette dans des états pareils pour de simples morceaux de papiers reliés entre eux, mais qu’importe… Il se préoccupera de son état psychologique plus tard.

Il sortit donc de son appartement et commença à déambuler dans plusieurs des nombreux couloirs de l’Héritage. Au bout de quasiment une heure de recherche, Elijah sentit une frustration et une colère l’envahir dans les moindres parcelles de son corps. Son carnet devait forcément se trouver quelque part, il ne pouvait en être autrement. Pourquoi alors n’arrivait-il pas à mettre la main dessus malgré tous les efforts qu’il mettait en place ? Soupirant une énième fois, l’informaticien emprunta un couloir qui menait en direction de son appartement quand une voix se fit entendre. Cette dernière n’avait rien de particulier, mais les mots que l’informaticien perçut lui étaient bien plus que familiers. La personne à qui appartenait la voix prononçait ses mots, ses mots qui composaient l’un des poèmes qu’il avait écrit. Tournant rapidement sa tête en direction de la fameuse voix, Elijah s’empressa alors d’essayer de trouver l’endroit d’où elle pouvait provenir. Et c’est finalement au détour du couloir qu’il finit par mettre la main sur son propriétaire.

Il s’agissait d’un jeune homme qu’il n’avait jamais eu l’occasion de croiser auparavant, au look plutôt atypique et ayant la particularité de posséder des canines pointues, semblables à ces créatures que ce sont les vampires que l’on pouvait retrouver dans certains livres. Et dans ses mains se tenait l’objet de ses recherches… Fronçant légèrement les sourcils, Elijah s’approcha de l’inconnu pour lui faire face. « T’as trouvé ce carnet où ? » Elijah et la politesse… Il fallait croire que ce n’était clairement pas son fort dès qu’il ressentait la moindre exaspération…
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Dim 18 Déc - 0:03
Lost poems
feat Hwang Elijah

   

   

Aujourd'hui était une journée comme les autres... Ou presque. La vie paraissait si différente depuis qu'il avait revu Artur. Depuis qu'ils avaient... Ah, il n'osait même pas y penser. Il se sentait totalement coupable de ce qu'ils avaient fait ce soir-là parce qu'il avait été celui qui avait fait le premier pas. Enfin, premier pas... À la base, il l'avait juste embrassé sur un coup de tête, il était loin de s'être attendu à ce qu'Artur se jette plus ou moins sur lui.
Autant vous dire que depuis ce qui s'était passé, il avait eu la tête ailleurs et avait fait quelques bourdes autour de lui. À la maison, au travail. Comment se rattraper ? Il avait songé à aller voir Artur pour qu'ils puissent en parler mais il n'avait su trouver le courage. De toute façon, il ne l'avait jamais été courageux. La preuve était que dès qu'il avait senti que ses sentiments le porteraient bien trop loin vis-à-vis d'Artur, il s'était éloigné.
Pour ne pas qu'il fasse la pire erreur de sa vie, pour ne pas qu'il gâche sa vie. Mais, n'était-ce pas ce qu'il venait de faire : gâcher sa vie ? En couchant ensemble alors qu'ils étaient meilleurs amis ? Toute cette histoire allait le rendre encore plus fou qu'il ne l'était déjà.

Mais la vie continuait son cours et il avait su rapidement se reprendre. Il avait cessé d'être trop maladroit – parce qu'il le restait immuablement – et s'était promis de partir voir Artur jusqu'à ce qu'il pense au cache-cache traditionnel qui aurait bientôt lieu. Peut-être se croiseraient-ils et auraient-ils l'occasion de se parler. Cela leur laissait d'ici là le temps de réfléchir à leurs actes et de faire attention à ce qu'ils diraient en se retrouvant face à face.
C'était ce à quoi il songeait alors que sa journée venait de se terminer. Pour ne pas trop y penser non-plus, il décida d'aller à la bibliothèque pour partir s'immerger dans ses livres préférés. Il prit l'ascenseur, descendit au deuxième étage et marcha... Jusqu'à poser son pied sur quelque chose qui n'avait rien du sol.
Il leva le pied et découvrit un carnet. Il l'attrapa entre ses petites mains et se demanda s'il pouvait se permettre de l'ouvrir. Peut-être s'agissait-il d'un objet appartenant à l'un des supérieurs d'une information hautement importante... Ou peut-être était-ce juste un carnet où il était écrit des babioles. Curieux, il ne put se retenir davantage de par sa trouvaille – comme s'il avait été un pirate toute sa vie et qu'il était tombé sur un trésor inestimable – et l'ouvrit. Des poèmes. Ce carnet était rempli de poèmes et de très beaux poèmes. Il les lut, sourit. Tout doucement, petit à petit, sa voix se mit à les fredonner comme s'il avait toujours eu une mélodie en tête pour ces poèmes encore inconnues de lui il y avait quelques instants. C'était là une autre façon de ne pas penser à Artur.
Plongé dans sa petite activité, il n'entendit pas quelqu'un s'approcher de lui et sursauta quand cette personne l'apostropha. Il leva les yeux, les leva... Les leva pour tomber nez à nez avec un jeune homme coréen. Qu'est-ce qu'il était grand ! Il se sentait si petit comparé à lui mais, ce n'était pas le sujet pour l'instant. Le jeune homme semblait intéresser par le carnet entre ses mains alors il le lui tendit en comprenant qu'il devait s'agir du sien. Tiens, il n'aurait jamais pensé voir une personne de son genre aimer les poèmes... Voire les écrire ?

« Te-Tenez !, dit-il, mal à l'aise, Je l'ai trouvé par terre. »

Il mordilla sa lèvre inférieure et détourna le regard. Il le déstabilisait à être si grand.

« Je suis désolé de l'avoir ouvert, je ne pensais pas..., s'arrêta-t-il, Mh, j'ai toujours rêvé être un chanteur alors c'est automatique chez moi dès que je vois ne serait-ce que des mots permettant d'en faire une mélodie. »

Il sourit, toujours aussi gêné, et se gratta l'arrière du crâne. Il osa seulement au bout de quelques minutes à poser enfin son regard sur lui, peut-être aussi pour lui prouver que même lui pouvait le jucher de sa toute petite taille.
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Dim 8 Jan - 10:51

Lost poems

Feat. Ôta Satoshi & Hwang Elijah


Sans cesser d’observer l’inconnu qui lui faisait face, Elijah tendit la main pour attraper son carnet avant de prononcer un « merci » d’un ton neutre à l’encontre du jeune homme. Certes, vu l’expression actuelle de son visage, on pourrait penser qu’il n’était pas sincèrement ravi de retrouver l’objet qu’il recherchait depuis déjà plusieurs heures. En réalité, il était en effet soulagé de l’avoir retrouvé mais pour autant, il avait désormais quelques questions à poser à son vis-à-vis. Vis-à-vis qui paraissait bien trop déstabilisé à son goût. Certes, il le l’avait pas interpellé de la manière la plus polie qui soit mais pourquoi paraissait-il autant désemparé ? Il n’allait pas le torturer tout de même… du moins pas maintenant. Il n’était pas sadique à ce point voyons. Même Taïka pourrait le confirmer, alors qu’il était bien une des rares personnes avec qui il aurait aimé s’amuser. De manière sadique bien entendu.

Ouvrant son carnet, Elijah entreprit de le feuilleter rapidement pour vérifier qu’aucunes pages n’aient été malencontreusement déchirées, voire même froissées. Mais heureusement, cela ne semblait pas être le cas et le carnet paraissait n’avoir subit aucuns dommages. Posant à nouveau son regard sur l’inconnu, il pencha doucement la tête sur le côté pour l’observer encore quelques instants avant de commencer à lui parler. « Comme tu ne l’as pas abimé, je ne t’en voudrais pas de l’avoir ouvert. » Et pour le coup, il était sincère et il appréciait le fait qu’il en ait pris soin, quand bien même il l’eut en sa possession que très peu de temps. Alors certes, il ne le montrait peut-être pas explicitement mais c’était la vérité. « Tu l’as trouvé où exactement ? Dans ce couloir ? » Pour le coup, cette réponse l’intéressait et il se demandait bien où son précieux objet avait pu atterrir au sein de l’immensité du bunker. Néanmoins, il se demandait toujours comment il avait réussis à le perdre, mais ça, le jeune garçon au look atypique était bien incapable de lui répondre. Et à raison. Mais désormais, il allait garder un œil sur chacune de ses affaires afin d’éviter que cela ne se reproduise.

« Ca ne te dérangerait pas d’en chanter un à nouveau ? » Tendant son carnet dans sa direction, il accompagna sa demande d’un faible sourire au coin des lèvres. Ce qui était plutôt rare chez lui, surtout envers un inconnu. Qui plus est un inconnu qui avait eut en sa possession quelques minutes plus tôt un objet qu’il recherchait depuis des heures auparavant avec un sentiment mêlé de colère et d’exaspération. Malgré tout, il n’avait jamais eu l’occasion d’entendre ses poèmes chantés. Il les avait bien récités lui-même, mais seulement dans sa tête et sans leur apporter un côté mélodique. Alors pour une fois qu’il avait l’occasion de les entendre de cette manière, il n’allait tout de même pas s’en priver. Mais vu l’état de frayeur dans lequel se trouvait son vis-à-vis, il avait bien peur que sa demande ne soit pas acceptée. Ce qui était au final plutôt compréhensible au vu du peu de politesse et d’amabilité dont Elijah faisait preuve.
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Dim 29 Jan - 14:09
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Bientôt avait lieu Noël. Depuis deux ou trois ans, il passait généralement cette fête avec des amis ou à la bibliothèque. Ses parents faisaient, pourtant, les efforts nécessaire uniquement pour ce jour alors il devrait en profiter mais tout était désormais bon comme excuse pour ne plus être avec eux. Il les aimait toujours, il irait souvent les voir quand il n'habiterait plus avec eux mais, là, il les voyait trop alors il faisait en sorte de les voir le moins souvent possible. De toute façon, le jour de Noël avait aussi lieu le cache-cache traditionnel de Noël et, comme l'année précédente, il y participerait. Pas pour ce qu'il pourrait y gagner, pas forcément pour ne pas voir ses parents, uniquement pour faire en sorte que cette journée soit aussi amusante qu'il ne pouvait la rendre.
Mais, au cache-cache traditionnel, peut-être y croiserait-il Artur. Ils allaient devoir s'expliquer, ils ne pourraient pas juste passer à côté. Il était anxieux à cette idée mais n'avait pas pour autant décidé de ne plus participer à la fête. C'était comme ce que lui avait toujours appris Ryu : faire toujours faire à ses problèmes, en assumer pleinement les conséquences. C'était lui qui avait embrassé Artur et, désormais, il était clair qu'il ne pourrait plus lui cacher ses sentiments. Depuis quand l'aimait-il ? Il avait arrêté de compter.

Et, il y avait un autre problème auquel il devait faire face aujourd'hui. Le grand Coréen face à lui. Il était toujours aussi grand et lui toujours aussi petit. Ça, c'était malheureusement quelque chose qui ne changerait pas, même si cela était un souhait qu'il essayait vainement de réaliser dans ses rêves. Grandir... Grandir parce qu'il fallait croire qu'être grand serait plus facile pour lui de faire face à ses actes. Sauf qu'il se trompait.
Mais, là n'était pas le problème. Son interlocuteur saisit le carnet et resta à sa grande surprise près de lui, soucieux. Il attendit sagement parce que cela aurait été malpoli de partir mais il se demandait quand est-ce qu'il pourrait partir se réfugier à la bibliothèque dans l'un de ses livres préférés.
Cependant, contre toute attente, le Coréen face à lui prit à son tour la parole en lui disant qu'il n'avait pas à s'en vouloir de l'avoir ouvert. Puis, il lui demanda de chanter l'un de ses poèmes une nouvelle fois mais cette fois-ci face à lui. Ça alors ! C'était la toute première fois que sa curiosité était récompensée – du moins il le croyait. Il le regarda, les yeux ronds, et récupéra le carnet en regardant à droite et à gauche. Il avait l'habitude de chanter devant sa famille ou ses ami(e)s, mais pas devant des inconnus alors il s'assurait qu'il n'y avait personne d'autre aux alentours. Ce géant face à lui était suffisant.

« Mh, a-avec plaisir. »

Il en avait vu un l'instant d'avant qui avait attisé sa curiosité alors il partit le chercher au cœur du carnet. Un qui parlait de liberté. C'était marrant parce que lui-même rêvait de liberté d'une certaine façon. Chanter ce poème lui fit donc aisé parce que la mélodie était déjà toute tracée dans sa tête. Une mélodie mélangée à des mots mélancoliques qui les emmènerait tous les deux quelque part vers un monde meilleur. Mais, est-ce que ce monde meilleur leur permettrait-il d'être libéré ? Parce que, au fond, la liberté était malheureusement hors de portée de tous et on ne pouvait que se satisfaire de ce qui se trouve à nos pieds.
La mélodie terminée, gêné, il rendit automatiquement le carnet à son interlocuteur et se cacha derrière ses cheveux. Là, clairement, il n'était pas prêt de recommencer parce qu'il n'aurait jamais cru pouvoir chanter aussi facilement devant un inconnu... Qui n'en serait peut-être bientôt plus un comme il décida de rendre l'ambiance moins pesante en se présentant :

« Je m'appelle Satoshi. Ôta Satoshi, dit-il en s'inclinant, Ravi de vous rencontrer et dé-désolé d'avoir osé lire et chanter vos poèmes. »

Il bafouillait et tout se mélangeait dans sa tête parce que, après tout, le Coréen face à lui lui avait déjà fait part qu'il ne lui en voulait pas d'avoir ouvert son carnet.
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Dim 12 Fév - 21:51

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Feat. Ôta Satoshi & Hwang Elijah


Une fois que son carnet fut entre les mains du jeune inconnu, Elijah attendit patiemment que ce dernier choisisse un poème parmi tous ceux présents dans le recueil. Et étonnamment, il ne mis que quelques instants pour le choisir avant de commencer à le chanter. Le poème en question avait pour sujet l’envie de liberté. L’envie de s’échapper de l’Héritage, de ce bunker dont il était prisonnier depuis sa naissance et dont il souhaitait la destruction depuis plusieurs années. L’informaticien ressentait le besoin de sortir de ces lieux froids et métalliques, de s’enfuir vers le monde qui se trouvait au dessus de leur tête mais qui lui était interdit. Il était persuadé que les dirigeants de l’Héritage mentaient à la population. Il était persuadé que le jeune homme qui avait réussis à s’échapper de cet endroit était encore vivant à l’heure actuelle et qu’il était donc possible de le rejoindre. Et il était persuadé qu’un jour, il parviendrait à passer au-delà du sixième et dernier étage du bunker, cet étage condamné et interdit qui possédait une aura si mystérieuse qu’Elijah avait envie d’en découvrir tous les secrets.

Sortant alors de ses pensées, l’australo-coréen nota néanmoins ce détail concernant le choix du poème dans un coin de son esprit avant de se concentrer sur le chant du japonais. La voix cristalline du jeune homme retentit faiblement jusqu’à ses oreilles et son sourire s’élargit légèrement à l’entente de la mélodie. Il avait l’impression que son vis-à-vis s’était approprié son poème et avait essayé de lui insuffler comme un souffle de vie. Les mots qui étaient inscrit sur le papier semblaient désormais dessiner une scène dans son esprit, une scène qui serait probablement différente selon la personne qui se l’imaginait et qui possédait ainsi une vision de la liberté. Puis peu à peu, la voix finit par s’affaiblir avant de laisser le silence régner à nouveau dans le couloir. Le jeune homme face à lui tendit son carnet puis exprima sa gêne en se cachant derrière ses cheveux. Attrapant le recueil, l’informaticien l’ouvrit à la page où se situait le poème que le jeune homme avait chanté tout en écoutant ce dernier se présenter. « Satoshi… J’aime bien la sonorité de ton prénom, c’est agréable à entendre. Sinon, moi c’est Elijah. »  Tout en levant le regard sur son vis-à-vis, l’automnal inclina légèrement la tête avant d’hausser les sourcils et de laisser un rire bref franchir la barrière de ses lèvres quand il entendit pour la seconde fois les excuses du jeune homme. « Et je te l’ais dit, je ne t’en veux pas. Mais si tu veux vraiment que je te punisse pour avoir osé voler mon carnet, on peut toujours trouver un arrangement si tu veux. » Un rire franc s’échappa cette fois-ci de ses lèvres. Le jeune homme avait une attitude amusante aux yeux de l’informaticien, alors il ne se privait pas pour s’amuser un peu avec lui. Oh, il n’avait pas envie de le blesser, loin de là, mais il ne pouvait s’empêcher d’agir ainsi.

Posant une dernière fois son regard sur l’un de ses poèmes, Elijah referma finalement son carnet et observa à nouveau Satoshi. « Sinon, tu as une jolie voix. Je trouve qu’elle se prête bien à mes poèmes en tout cas. Mais dis-moi… Tu as choisis ce poème par hasard ? » Le jeune homme n’avait pas hésité longuement pour le choisir alors Elijah été curieux de connaître la réponse qu’il allait lui donner.
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Lun 27 Fév - 11:15
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Aussi loin qu'il ne s'en souvienne il chantait depuis sa plus tendre enfance. Il se souvenait des chansons d'enfant qu'il avait fini par chanter avec sa mère à chaque fois qu'elle le faisait quand il était tout petit. Par la suite, il avait commencé à s'intéresser à la musique de plus près et à apprendre chaque chanson qu'il découvrait ou qu'on lui faisait découvrir. Cela était aisé pour lui et il s'y mettait à cœur joie. Il savait qu'ici, sur l'Héritage, on ne pouvait pas devenir chanteur alors il ne passait pas non-plus tout son temps libre là-dessus mais plus ou moins une grande partie.
Arriva l'âge de l'adolescence et ses prémisses. Il n'avait parfois besoin que d'une feuille blanche pour écrire les paroles d'une chanson courte. Les chansons longues vinrent après et, à chaque fois qu'il en écrivait une, il avait la mélodie dans la tête. Bon, pas tout le temps mais pour près de plus des trois quarts. Il écrivit des chansons sur tout mais autant sur la vie qu'il pouvait mener sur l'Héritage. Sur cette liberté qui était hors d'atteinte à tous. Bien évidemment, il rêvait comme tout le monde que les rumeurs qui circulaient dernièrement d'un homme qui avait réussi à aller sur Terre et y survive soient vrais.
Néanmoins, même s'il n'avait pas pu devenir chanteur, il ne pouvait pas laisser sa voix au calme et fredonner souvent une mélodie ou chanter chez lui n'importe quelle chanson. Et, bien qu'il n'ait pas l'habitude de chanter devant autrui, il lui était déjà arrivé le faire. Il lui était même arrivé une fois de chanter avec Artur et ce fut peut-être à cet instant qu'il sut à quel point il l'aimait.

Enfin, il avait déjà chanté devant des inconnus mais devant un inconnu et en tête-à-tête, pas une seule fois. Toujours aussi gêné, il fut surpris d'entendre le Coréen lui dire qu'il aimait bien son prénom et que lui-même se nommait Elijah. C'était joli aussi Elijah mais il se retint bien de le dire, d'autant plus que le concerné se mit à rire. Il le regarda, surpris, et comprit que ses excuses avaient peut-être été de trop. Quoique, vu ce que venait de lui dire Elijah, il n'en savait trop rien.

« Euh, non, non, dit-il en secouant la tête, Je me contenterais de savoir que vous ne m'en voulez pas. »

Puis, il n'avait pas volé son carnet. Il avait marché dessus et, curieux, l'avait ouvert mais il ne l'aurait pas gardé avec lui. Il aurait été le poser aux objets perdus. Sauf que le sujet avait tourné autour de sa voix et du poème qu'il avait choisi. Il ne put s'empêcher de sourire de manière mélancolique et il étira ses petits bras au-dessus de sa tête.

« Merci, c'est très gentil, commença-t-il par dire, Mh, je dirais bien que c'est parce que tout le monde rêve un peu de liberté sur l'Héritage. Je ne suis pas contre leur système, j'aime ma vie ici mais... Je ne suis pas non-plus pour, continua-t-il, Il y a des choses qui font que, parfois, j'aimerais m'évader d'ici. Mais, peut-être ai-je juste envie de fuir mes problèmes parce que je ne suis pas courageux. »

Ah, il en avait peut-être trop dit, il n'en savait rien. Mais, il ne savait pas si la raison qu'il avait donné était vrai, bien qu'il devait s'y cacher une part de vérité. De plus, il avait retrouvé Artur et ils avaient couché ensemble. Lui, qui n'était pas très courageux, que faire d'autre si ce n'était se terrer six pieds sous terre ? Seulement, ici, ça lui était impossible et c'était pour ça qu'il rêvait aujourd'hui davantage de liberté. Il voulait faire face à Artur, il s'en sentait capable mais peut-être pas de l'entendre lui dire que ses sentiments n'étaient pas réciproques. Parce que, ça, il le savait.
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Jeu 20 Avr - 11:40

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Feat. Ôta Satoshi & Hwang Elijah


L’attitude gênée du japonais paraissait presque… adorable à ses yeux. Le voir ainsi s’excuser de nombreuses fois l’amusait beaucoup, même s’il avait clairement l’impression de le traumatiser quelque peu. Ce qui devait probablement se rapprocher de la vérité. Mais après tout, il l’avait quand même taquiné et sous-entendu qu’il le punirait. Et évidemment, ce sous-entendu pouvait faire référence à de nombreuses choses et donc perturbé un peu plus le jeune homme, ce qui rendait la chose encore plus amusante. « Comme tu voudras. » L’informaticien esquissa un peu plus son sourire, puis se contenta de pencher légèrement la tête sur le côté pour entendre les dires de son vis-à-vis.

La liberté… Un concept plutôt inconnu et obscur dans l’Héritage. Seule une personne avait réussis à s’échapper des griffes de ce bunker et avait goûté à cette notion qui était interdite à tous ceux resté sous terre. Et cette personne, Elijah l’enviait. Il avait réussis là où beaucoup avait échoué. Il avait réussis à déjouer la surveillance de l’Héritage, à duper les individus qui dirigeaient cette immense mensonge. L’informaticien en était persuadé, vivre au-dessus du bunker devait être possible. Malgré toutes les radiations qu’il y avait eu, désormais, vivre à la surface devait être à nouveau réalisable. Il ne pouvait pas concevoir qu’un monde vivable ne puisse exister au-dessus de sa tête. Il ne pouvait pas concevoir qu’il soit condamné à rester prisonnier de l’Héritage… Il refusait cette possibilité. Il voulait ressentir cette sensation de liberté, cette sensation qui était décrite comme libératrice dans quelque uns des ouvrages qu’il avait pu lire à la bibliothèque. Il voulait enfin crier son envie de liberté au monde et surtout à ces personnes qui le maintenaient, lui et les autres habitants, dans un état de servitude qu’il ne pouvait désormais plus cautionner.

S’extirpant  alors de ses pensées, il posa son regard sur le chanteur, intrigué par ce qu’il avait dit. « Je ne pense pas que tout le monde rêve de liberté ici. Beaucoup se contente simplement de la vie qu’on leur impose sans se poser plus de questions. » Si comme il le sous-entendait, tous les habitants souhaitaient avoir plus de liberté, cela ferait longtemps qu’ils se seraient révoltés contre l’Héritage, qu’ils auraient tous remis en question son fonctionnement fondé sur des inégalités. Mais encore aujourd’hui, personne ne s’était réellement rebellé. Du moins, les actions qu’elles ont tentées n’ont pas eu d’impact assez conséquent. Alors l’Héritage continue encore de maintenir ses griffes sur les habitants, en jouant sur leur peur afin de ne pas attiser leur colère ou un soupçon de soulèvement.

Soupirant doucement pour lui-même, Elijah se concentra à nouveau sur Satoshi. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, le jeune homme commençait à se livrer, du moins il lui révéla ce qu’il croyait être l’une de ses faiblesses. L’absence de courage. « Tu sais, les problèmes que tu rencontres finiront toujours pas te rattraper, quand bien même tu tentes de les fuir par tous les moyens. Mais ne pas les affronter ne revient pas nécessairement à manquer de courage. Quelque fois, les conséquences qu’ils impliquent sont telles qu’il est préférable de réfléchir avant d’y faire face. Mais d’un autre côté… Est-ce qu’il est préférable d’attendre pour trouver une solution, en prenant le risque d’être finalement rongé par le remord et le regret ? » Plongeant son regard dans celui de son vis-à-vis, Elijah laissa un rire s’échapper de ses lèvres. Il devait certainement passer pour quelqu’un étrange aux yeux du jeune homme. Au fond, peut-être était-il préférable d’éviter se lancer dans un débat philosophique devant ce dernier, surtout  si les mots qu’il lui débitait étaient incompréhensibles ?
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