Blood Seasons ferme ses portes.

Look into my eyes. // Kaz'

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Ven 23 Déc - 22:53

Look into my eyes.
Kaz' & Ryu





J'ai été frappé l'insomnie hier soir. Au beau milieu de la nuit, j'étais encore posé sur le bord de mon lit défait, ma guitare sur les genoux, les idées et les doigts perdus entre les cordes vibrantes de quelques notes hasardeuses. J'ignore un peu par quel miracle Kun n'est pas venu frapper à ma porte, la mine endormie, pour me demander d'arrêter ma foutue musique. C'est vrai après tout, les journées sont épuisantes pour tout le monde. Pouvoir trouver un peu de repos une fois le travail terminé est une requête tout à fait légitime, voire nécessaire. Quoi qu'il en soit, en ce qui me concerne je n'en ai pas réellement ressenti le besoin. Je suis resté plongé dans le vague, bercé par ma douce mélodie. Sans penser à rien. Je n'ai probablement dû dormir que quelques heures tout au plus, car au petit matin, c'est écroulé sur le matelas que je me suis réveillé, ma guitare encore en travers des bras.

Voilà pourquoi la journée a été longue aujourd'hui. Le manque de sommeil m'a rendu grognon, et plus irritable encore. La lumière vive des écrans d'ordinateur a agressé le fond de mes rétines un long moment, si bien qu'un léger mal de crâne tendait à poindre le bout de son nez lorsque j'ai achevé ma dernière heure de service. Alors je n'ai pas trop hésité en rentrant chez moi. J'ai balancé mes affaires dans un coin sans trop y faire attention et j'ai filé vers les douches communes pour me laver de la pression de cette journée.

Je suis resté un long moment sur le jet brûlant de la douche, à savourer la sensation apaisante de l'eau sur ma peau. Je ne saurais dire combien de temps exactement. Suffisamment pour chasser le début de migraine et apaiser mes nerfs. Finalement, c'est les cheveux encore un peu humides et ma serviette pendant négligemment à mon épaule nu que je rejoins mon appartement. Par chance, il est tard, et personne dans les couloirs n'est là pour s'offusquer de me voir me trimbaler en simple pantalon.

- Eh …

Je reste un instant stoïque sur le pas de ma porte, la poignée encore coincée entre mes doigts. L'intérieur de mon logis n'aborde plus le même faciès qu'une demi heure auparavant. Je cligne des yeux. Ces chaussettes n'étaient pas à cet endroit tout à l'heure. Hébété, je m'avance et referme le panneau de bois blanc derrière moi. Un léger sourire perce finalement la surprise de mes lèvres. Les draps repliés, les vêtements triés et les objets en tout genre remis à leur place … Ce phénomène ne peut porter qu'un nom. Il n'est pas bien haut sur pieds, et s'appelle … Ryu. D'ailleurs, je me demande bien pourquoi elle n'a toujours pas bondi en travers de mon chemin pour essayer d'attraper mon oreille comme un enfant pris la main dans le sac. J'entends déjà raisonner son sermon sur le désordre sans nom que représentant ma soit-disante "caverne" peu de temps plus tôt. Mais, rien. Mes yeux ont tôt fait de parcourir la surface de la pièce. Par sûreté, je me retourne même pour vérifier qu'elle n'est pas cachée dans mon dos. Il n'y a aucune trace de Ryu. Mes sourcils se froncent comme une sale habitude. Elle n'aurait pas filé sans prendre le plaisir de me prêcher ses remontrances habituelles, ça c'est sûr. Alors si elle s'est envolée, c'est qu'elle est partie me chercher.

Je soupire. Ma serviette rejoint le tas de linge sale désormais inexistant au bout milieu de ma chambre. J'attrape le premier t-shirt qui me passe sous la main et l'enfile en faisant déjà demi-tour pour, moi-aussi, aller lui courir après. L'étage est toujours désert. Il n'y a pas énormément de solutions, Ryu a dû partir vers le service informatique. Le ronronnement de l'ascenseur me berce doucement jusqu'aux sous-sols. J'ai hâte de remettre la main sur elle, et de retourner nous isoler dans le secret de mon appartement, pour enfin pouvoir me vautrer de tout mon long sur le lit. Elle pourra rouspéter tant qu'elle le souhaite, si au moins je peux m'affaler dans mon coin et passer une bonne soirée. Rien qu'à cette perspective, un léger sourire étire à nouveau mes joues. Et puis les portes de l'ascenseur s'ouvrirent enfin devant moi.

- Ryu ?
- ... Je veux que tu m'embrasses en échange

Ma voix se perdit dans les airs. La scène se figea alors brutalement au fond de mon crâne, avec la violence d'un coup de poing. Crispé par le réflexe de la surprise, je retiens mon souffle juste une demie seconde. Juste le temps de comprendre ce qui est en train de se passer. Ryu est là, piégée entre trois types aux regards mauvais. Si cette situation est déjà intolérable pour tout Kazuma qui se respecte, il a fallu que l'un d'eux pose sa poigne répugnante sur elle. Sur Ryu. Je n'ai pas le temps de réfléchir qu'un voile de fureur tombe devant mes yeux. L'instant d'après, je suis déjà derrière elle. Son ombre menaçante. Celle qui ne la lâche presque jamais. Celle qu'il ne vaut mieux pas éveiller. Ma main s'abat sur celle de l'idiot à avoir oser s'en prendre à elle. J'exerce mécaniquement une pression sur l'articulation de son pouce et celle de son auriculaire. Sa prise se libère d'elle-même. Mais avant qu'il n'ait eu le temps de s'en rendre compte, mon autre coude vient se fracasser contre sa tempe. Sonné, il recule et titube d'un air totalement ridicule. Mon bras barre alors la poitrine de Ryu. Sans un mot, ni même lâcher mon adversaire du regard, je la repousse en arrière. Hors de porté.  

- C'est le sol que tu vas embrasser, enfoiré.

Mes pas s'avancent froidement vers lui. Ma voix est à peine audible tant mes mâchoires sont soudées par la rage. Le sang bat dans mes veines, empreint d'une fureur explosive. L'image de ma Ryu, victime devant cette face de rat, danse toujours dans mon esprit. Je vais le démolir. Ma poigne happe le col de son vêtement. Sans ménagement, je l'attire jusqu'à moi et plante mon regard d'acier dans le sien, hagard.

- Tu n'aurais jamais dû la toucher.

Mon poing libre frémit déjà à la perspective de lui faire fermer sa sale gueule. Mais j'ai peut-être laissé trop vite ses affreux copains dans l'ignorance. Je perçois un mouvement sur le côté et évite de peu le coup de son acolyte, que Ryu semblait avoir mis à terre tout à l'heure. Fourbe et lâche, comme s'en prendre à trois contre une femme. Je suis obligé de libérer mon adversaire. Mais déjà je me suis tourné vers ce nouvel ennemi, peu effrayé à l'idée de fracasser trois enflures pour le prix d'une dans la même soirée. Il attaque à nouveau. Ses gestes sont grossiers. J'esquive simplement en me penchant vers l'arrière avant d'envoyer la semelle de ma chaussure percuter son abdomen. Le type est repoussé en arrière, le souffle court. Avant de s'étaler comme un sac. J'esquisse instinctivement un mouvement vers le troisième clown de la bande, prêts à lui sauter à la gorge. Mais celui-ci semble bien moins téméraire que les autres, et se précipite en arrière sans demander son reste. Un souci réglé en entraînant un autre, je me braque à nouveau vers Face de Rat.  La colère dans mon estomac boue de plus belle lorsque je constate qu'il essaye justement de se faire la malle. Je l'empoigne une nouvelle fois, et le cloue brutalement dos au mur.

- J'vais t'apprendre à embêter les filles … je gronde en soulevant ma lèvre inférieure avec dégoût.

Les muscles de mes bras tremblent légèrement sous l'effet de l'adrénaline. Mais déjà mon poing se serre et se contracte, pour lui donner enfin ce qu'il mérité. Une foutue bonne raclée.  

AVENGEDINCHAINS
Kobayashi Kazuma

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Lun 26 Déc - 22:51

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Kaz' & Ryu





Quelque chose trouble mon attention fixée sur le type que je maintiens contre le mur. Quelque chose d'infime, mais de suffisamment fort pour souffler sur le voile rouge tombé devant mes yeux. C'est Ryu. Je me fige de haut en bas lorsque sa petite main pâle, si douce, vient envelopper la mienne, si dure. Je ne veux pas lui faire de mal. Mes yeux tombent à la rencontre des siens. Malgré les mèches de cheveux sauvages qui retombent sur mon front et obstruent ma vision, je perçois toute la paix qui l'envahit, au fond de son regard serein. La raideur de mes muscles se détend légèrement, instinctivement. Que fait-elle ? J'aurais dû lui demander de remonter dans l'appartement. J'aurais dû lui dire de partir d'ici. Elle n'a pas à regarder ça. Un flot de questions et d'incertitudes se déverse dans mon esprit, jusqu'à ce qu'elle bouge de nouveau. Sa petite silhouette se dresse soudainement entre moi et l'autre type. La situation n'a pas le temps de me déplaire. Mes lèvres s'agitent à peine dans le dessein de prononcer son prénom. De l'interpeller. D'essayer de comprendre ce qu'elle essaye de faire. Et soudain elle effleure la joue de ce sale porc pour lui donner un baiser. Un putain de baiser. Ce qu'il lui réclamait juste quelques temps plus tôt. Je reçois une gifle invisible en plein visage. Une gifle monumentale. Imprévisible. Et quelque part douloureuse. Je me crispe brutalement. Mes yeux s'écarquillent sous la surprise. Mon souffle s'étrangle dans ma gorge. La colère se mêle à la stupeur, et je me retrouve bêtement stoïque dans le dos de Ryu. Mon poing se serre, fort, au point que mes ongles pourtant coupés courts parviennent à venir entamer la chair de ma paume. Lorsqu'elle revient contre moi, et lorsque ses doigts viennent retrouver le contact de ma main, j'en suis presque soulagé tant je crains d'imploser d'une seconde à l'autre.  Je relève les yeux et croise ceux de ce salopard que la simple présence de Ryu m'empêche d'atteindre à nouveau. Mon expression doit être bien trop sombre, car il en perd finalement son détestable sourire narquois. La fureur gronde dans ma poitrine, et reprend peu à peu le dessus sur cette traître surprise. Elle coule dans mes veines et tape furieusement contre mes tempes. Si Ryu n'était pas là, juste devant moi … Oh, si elle n'était pas là … Minuscule petite barrière entre cet insecte et le torrent brûlant de ma rage …

- Dégage, je siffle malgré mes mâchoires contractées, ayant vaguement conscience de son geste pour remettre quelques chose entre les mains de ma petite automne. Fais en sorte de ne jamais recroiser ma route.

Du coin de l'oeil, je suis sa silhouette disparaître de mon champ de vision. Derrière nous, une flopée de pas accompagne son départ. Ces deux abrutis d'amis n'ont pas tardé à le suivre. Seuls à présent, je ne peux plus m'empêcher d'entourer Ryu de mon bras libre. Ma prise lui barre le torse certainement de façon très inconfortable. Je l'étreins contre moi, de toutes mes forces, comme si je craignais qu'on me l'enlève à nouveau. Et puis soudain, je la libère avant de lui faire trop mal, et disparais hors de son contact. Ma colère explose.

- J'le crois pas …

Je bondis d'un pas déterminé dans le sillage des trois types pourtant évaporés depuis longtemps, prêt à les rattraper. Mais mes jambes n'ont pas fait deux mètres qu'elles freinent subitement. Je change d'avis. Passe une main dans ma tignasse désordonné et reviens sur mes pas.

- Mais qu'est-ce que t'as fait ?! Bon sang mais pourquoi t'as fait ça, Ryu ?!

Je fulmine devant elle. Je me fais l'effet d'un lion en cage, impuissant.

- C'était tout ce qu'il attendait ! Tu lui as donné raison sur toute la ligne !

La pensée dépasse mes mots. L'image de ce crétin collé à Ryu s'imprime désormais dans mon crâne, comme une désagréable promesse de l'avenir. Il ne va certainement plus s'empêcher de lui tourner autour à présent. Les émotions s'emmêlent, et bientôt crier comme un fou-furieux ne me suffit plus.

- Rha c'est pas vrai !

Je me détourne subitement d'elle pour concentrer ma fureur sur n'importe quoi d'autre. Ce n'était pas à elle de subir le contre-coups de mes coups de sang. Mes phalanges viennent alors s'abattre sans vergogne contre le mur, à l'endroit exact où se trouvait l'autre abruti un peu plus tôt. Quelques miettes de béton rougies viennent griffer ma main avant de dégringoler par terre. Je rejette la tête en arrière et soupire. Merde. Ma main abîmée retombe le long de mon corps. Pour l'heure, la douleur reste sagement endormie. Mais je sais que ce n'est qu'une question de temps avant que la peau déchirée des jointures de mes doigts ne se mette à brûler sévèrement. Ca n'a aucune importance. Je souffle à nouveau. À présent je me trouve complètement stupide de m'être emporté. Baissant le menton, je me retrouve nez-à-nez avec les grands yeux de Ryu.

- Excuse-moi...
 

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Kobayashi Kazuma

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Mer 28 Déc - 19:34

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Kaz' & Ryu





J'observe les petits doigts fins de Ryu envelopper ma main abîmée. La fraîcheur de sa peau se confronte abruptement à la chaleur ardente de mes phalanges. Ce contact termine de remettre de l'ordre dans mon esprit. Le calme revient en maître, et pèse presque lourdement sur mes épaules. Stoïque, j'écoute le timbre de sa voix soupirer et tenter d'expliquer sa propre vision des choses. Ou peut-être aussi pour me raisonner un peu tardivement. Je me demande pourquoi elle s'y acharne encore. C'est comme ça depuis des années. C'est devenue une loi universelle, une règle inébranlable. Ryu est l'esprit réfléchi, et moi l'instinct impulsif. La tempête passe, et elle ramasse les dégâts. Aujourd'hui, elle s'applique délicatement à enrober mes jointures meurtries dans la douce étoffe de son écharpe. Elle ne devrait pas faire ça. Le tissu est précieux. Et je n'ai que faire de tâcher le sol, ou bien même mes propres vêtements. J'ai envie de le lui dire ; Pour le moment je ne sens toujours rien, et le sang finira bien par se tarir de lui même. Il faudra attendre encore pour que la douleur se mette à irradier dans ma main. Je l'aurais peut-être mérité d'ailleurs . Mais déjà, le sens de ses paroles trouve écho en moi. Mes sourcils se froncent, et mes yeux se relèvent subitement vers les siens, contrariés.

- Pas de sens ? Ryu …

Ma voix est sourde, partagée entre l'indignation et l'éreintement. Le bout de mes doigts me démange. J'ai envie d'attraper ses deux épaules et de la forcer à me regarder droit dans les yeux. Mais sa prise pourtant si légère sur mon poignet m'en empêche, et me garde sagement auprès de ses soins précaires. Je grogne.

- Il ne te respecte pas. Ce gars est une ordure. Il se pense le droit d'exiger quelque chose de toi, juste parce qu'un foutu trèfle lui a été gravé dans la peau. Ce n'est pas tant le fait que tu lui aies donné ce qu'il voulait qui me met hors de moi. C'est la façon dont il l'a demandé.

Ryu resserre le nœud de son bandage de fortune sur ma main, et moi je détourne soudainement les yeux. Un drôle de détail de saute au nez. Et si elle parlait d'autre chose ? Je me raidis un peu et balbutie rapidement :

- Tu … enfin, tu embrasses qui tu veux. Ça ne me regarde pas …

Je n'ai pas envie qu'elle pense que je m'ingère dans sa vie sentimentale. Ryu ne m'a jamais raconté quoi que ce soit par rapport à ça. Soit il n'y a rien à dire, soit elle s'en cache particulièrement bien. Je ne suis probablement pas la bonne personne pour parler de ça. Et si tel est bien le cas, alors je la comprends. Imaginer un type que je ne connais pas rôder autour d'elle me fou déjà en rogne. Alors l'entendre me parler de ses déboires amoureux … Rien qu'à cette idée, je réprime une grimace écœurée ainsi qu'un vilain frémissement. Mais quoi qu'il en soit, si ma petite automne ne m'a absolument rien dit à ce sujet, c'est que ma présence n'a rien à y faire. Alors autant que les choses soient claires.

Néanmoins je n'ai pas plus le temps de me perdre dans le fil chaotique de mes pensées, que l'enjouement de Ryu réapparaît comme un rayon de soleil au cœur d'un ciel nuageux. Pour la première fois depuis que je l'ai retrouvée dans ce couloir, un sourire en coin détend la rigidité de mes lèvres. Pourtant loin d'avoir digéré le geste et la fuite du Summer, je me laisse malgré tout entraîner par la légèreté de la mécanicienne. Pour l'heure, je me remémore soudain de la visite surprise de Ryu que j'ai manqué de peu, et de la soirée détendue que je me suis promis tout à l'heure. Mais intérieurement, je grave le faciès stupide de ce sale type quelque part dans mon crâne. Et je me certifie d'une sombre détermination que mes comptes finiront par être réglés par le futur. Loin des yeux de Ryu.

- Le lion noir ? je répète d'une voix amusée. Où est-ce que t'es encore allée cher ça …

Ma question meurt dans l'air lorsqu'une petite tornade fait soudain marche arrière pour aller récupérer quelque chose derrière nous. Intrigué, je la regarde ramasser son bien comme s'il s'agissait  de la chose la plus précieuse de l'Héritage. Je cligne des yeux à répétition. C'est donc ça, ce que le Summer lui a rendu tout à l'heure ? Ma paume bandée fait obstacle à la porte de l'ascenseur qui se referme soudain entre nous deux. Le panneau métallique insiste et laisse juste le temps à Ryu de se faufiler dans la cabine lorsque je retire ma main. L'élévateur se met en charge. J'en profite pour poser les yeux sur ce qu'elle tient entre les bras.

- Qu'est-ce que c'est ? je demande finalement sans pouvoir y résister, piqué dans ma curieuse à l'idée de découvrir ce que voile réellement cette enveloppe, source de toute cette querelle.
 

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Dim 8 Jan - 16:24

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Le matelas accueille souplement mon corps. Bras écarté en croix, je laisse mes yeux parcourir le plafond avant de pousser un soupir. Le soir de Noël. Eh merde. Comment ai-je pu oublier un truc pareil ? Les portes de l'ascenseur m'ont sauvé la mise tout à l'heure. Mais je n'imagine pas un seul instant que Ryu soit assez dupe pour ne pas avoir remarqué l'air hébété que j'ai dû afficher contre mon gré. Je grimace, et passe une main sur mon visage tiré par la fatigue. Une drôle de sensation sur ma peau me fait rouvrir les yeux sur mes phalanges bandées. J'avais presque oublié la présence du foulard de l'automnale autour de mes doigts écorchés. Une moue contrariée se dessine sur mon faciès tandis que je me redresse en position assise à l'extrémité du lit. Elle aurait dû le garder, quitte à utiliser l'un de mes vêtements pour éponger mes propres conneries. Mes doigts intacts glissent sur la douce étoffe. Une fine ligne ensanglantée est apparue là où la couleur du tissu aurait du être unie. J'appuie un peu trop fort sans le vouloir et me crispe de haut en bas. La douleur parcourt la totalité de ma paume, me faisant regretter d'avoir été aussi curieux. La tension est redescendue, mes nerfs se sont apaisés. Il n'en fallait pas plus à ma blessure pour se réveiller.

Profitant de l'absence de Ryu pour grincer des dents en toute discrétion, je secoue ma main souffrante comme pour en chasser le mal. Ça fait un mal de chien. Mais quel con ! Je m'agite sur les draps récemment remis en place. Et soudain, un léger froissement de papier me fige brutalement. Mon attention retombe alors que la fameuse enveloppe abandonnée là, juste à côté de moi. Je retiens mon souffle. Mes yeux volent jusqu'à la porte laissée entrouverte dans le sillage de Ryu. Elle m'a sévèrement interdit d'y toucher. Je regarde à nouveau le fameux cadeau qui m'est destiné. Un rictus malicieux effleure mes lèvres. Braver l'interdit, ce n'est pas du tout mon truc après tout … Je tends l'oreille un bref instant, peut-être un peu trop vite même, et lève le bras vers l'enveloppe. Je ne vais pas l'ouvrir … Juste tâter sa surface pour essayer de deviner ce qu'il y a dedans. Ni vu, ni connu … Mais j'ai à peine frôlé le papier que la porte grince sur ses gonds. Je sursaute et me dresse droit comme un i. La mécanicienne apparaît à nouveau dans ma chambre, munie d'une trousse de secours bien plus lourde que la mienne. Pour sauver les apparences avant qu'elle ne se doute de quelque chose, mais aussi pour boucler au plus vite cette séquence soins que j'estime inutile, je bondis sur mes pieds et attrape ce qu'elle tient entre les mains pour mieux le lui dérober.

- Merci, je vais me débrouiller.

Et même si j'ai plus ou moins l'impression que je ne m'en sortirai pas aussi facilement, je recule d'un pas pour me laisser asseoir lourdement sur le matelas. Dire que Ryu avait pris le temps de border les couvertures … Le dessus du lit ne ressemble déjà plus à rien. Mais bien loin de remarquer un détail pareil, je m'emploie déjà à défaire le bandage autour de mes doigts. Je grimace un peu au moment de décoller la dernière bande de ma peau rougie. Juste un peu. La plaie  n'est pas spécialement jolie à regarder, mais ne semble vraiment pas grave. J'espère surtout que ça ne va pas enfler. Sinon ça va être compliqué de travailler demain.

- Pourquoi tu ne m'as pas attendue ici tout à l'heure ?

J'ouvre la petite trousse de soin et farfouille à l'intérieur au peu au hasard. J'en ressors une bandelette, que j'essaye alors d'enrouler grossièrement autour de ma main blessée. Puis finalement je m'immobilise d'un coup et, n'y tenant plus, je relève une mine contrite vers l'automnale.

- Je suis désolé Ryu, j'ai pas emballé ce que je voulais t'offrir … J'ai complètement oublié et … En fait je ne suis même pas sûr de savoir où je l'ai rangé.

Je passe une main derrière ma tête et frotte ma nuque, gêné, tout en parcourant la superficie pourtant petite de mon appartement. Aïe …
 

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Mar 7 Fév - 12:02

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