Blood Seasons ferme ses portes.

Evil friends (Izao)

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Mer 22 Fév - 22:22
Evil friends × Izao & Erin
Elle était un peu fatiguée. Non, en vrai… complètement crevée. Et l’eau chaude avait beau couler longuement et agréablement sur tout son corps, Erin ne se sentait pas pour autant mieux. En ce moment, un rien l’énervait. N’importe quel mot de travers pouvait la mettre dans une colère noire. Si noire, que les autres salariés à la serre n’osaient même plus lui dire bonjour depuis quelques jours. Pas malchance, aucune proie n’était en vue en ce moment donc elle ne pouvait pas se « défouler » comme elle le pourrait véritablement. Hors de questions d’appeler Jakobe. Vu ce qu’ils s’étaient passé la dernière fois et le ton sur lequel il lui avait parlé, il pouvait toujours rêver pour qu’elle revienne vers lui. Okay, ils avaient tout de même couché ensemble… Et ils continuaient de le faire occasionnellement depuis des mois à présent. Mais ça ne justifiait pas tout. Quant au cher Mister Ling... Haha ! Il était toujours aussi pur qu’un faon venant de naître… ce n’était même pas la peine d’essayer non plus. Franchement, la chasse n’était pas terrible en ce moment. Et curieusement, Erin n’avait pas plus envie que ça de partir à la recherche d’un nouveau mâle à se mettre sous la dent. Malgré tout frustrée, la belle irlandaise ne se priva pas pour grogner, tandis que sa douche s’éternisait. Collant son front contre la vitre, elle ferma les yeux, appréciant malgré tout cette chaleur infernale qui créait de la buée dans toute la salle de bain. Elle aimait avoir chaud et avait près peur de froid. Un vrai petit lézard, en somme.

Finissant par sortir, elle se regarda passivement dans le miroir avant de chercher une serviette pour son corps ainsi que ses cheveux. Après un rapide séchage du tout, elle s’habilla d’un simple pull et short, avant de finalement se rendre dans le séjour où quelques plantes et fleurs rendaient ce dernier très agréable et joli. S’installant à la grande table qui lui servait d’atelier, elle continua la composition qu’elle avait tenté de faire la nuit dernière, sans trop de succès. Il faut dire que ce bouquet la stressait beaucoup, puisqu’il n’était pas réservé à n’importe qui. Jetant un coup d’œil sur le joli petit calendrier trônant à coté d’elle, elle observa la date d’anniversaire de sa génitrice, quelque peu incertaine. Était-ce vraiment une bonne idée de faire tout ça… ?

Le bruit de la sonnette vint la fit sortir de ses songes et elle regarda en direction de l’entrée avec un air interloqué. Tiens ? Qui ça pouvait bien être ? Elle n’attendait personne. Se redressant passivement, la botaniste bailla faiblement tout en allant ouvrir à l’inconnu. Ses beaux yeux ambrés s’agrandirent quelque peu en découvrant la personne qui était venue lui rendre visite. « Izao ? » Fit-elle, réellement surprise. Pas déçue qu’il vienne la voir, au contraire… mais cela faisait quand même un petit moment qu’elle n’avait plus eu de ses nouvelles. « Tu vas bien ? Qu'est ce qui se passe? » Il semblait bizarre, elle le remarqua tout de suite. En même temps, elle le connaissait plutôt bien. Izao était son tout premier et véritable ami ici. Le seul, au final. Ils se côtoyaient depuis l’enfance et avaient pratiquement grandi ensemble. « Viens, entres. » Sans lui laisser le choix, elle tira faiblement sur son T-shirt et l’entraina alors dans son chez elle. Profitant que la porte soit à présent fermée, Erin n’hésita pas à mettre une petite tape sur le front du printanier. « Tu sais depuis combien de temps je n’ai pas de nouvelles de toi hein ? Vas pas croire que j’étais inquiète hein ! Mais… quand même ! Depuis quand tu oses me snober ? J'ai tout de même envoyé un smiley la semaine dernière !» Ses jolis sourcils froncés montraient bien son indignation. Cependant, un petit sourire malicieux finit par prendre place à son tour, sur son beau visage. « Je t'ai manqué au moins ? » Alala Erin, tu n’en rates décidément pas une hein…
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Watson Erin

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Jeu 23 Fév - 23:30


EVIL FRIENDS
Erin & Izao

La journée avait été mauvaise. Les recherches, infructueuses. Cela arrivait parfois. Il y avait des jours où tout semblait foutre le camp ; des jours où plus rien ne tournait rond. Ou, simplement, plus rien n’allait. Ce n’était pas dramatique. Ce n’était qu’une passe, après tout. Il suffisait d’attendre. D’aller se coucher, fermer les yeux et dormir. Puis se réveiller au petit matin et reprendre les choses d’une autre manière. Les recommencer paisiblement. C’était ce dont Izao essayait de se convaincre depuis près d’une semaine, sans rencontrer le moindre succès. Cette journée, à l’instar des précédentes, rien ne fonctionnait de la façon dont il le voulait. Il était bloqué, totalement.
Etait alors venu le temps de ses fameuses crises. Le jeune homme avait du faire un effort surhumain pour quitter son lieu de travail le plus calmement du monde, retenant l’envie sourde qui martelait impitoyablement son crâne. Il avait besoin de laisser sa colère et sa frustration s’échapper sous peine d’étouffement. Il avait besoin d’évacuer ce trop plein d’énergie destructrice. Détruire. Ce verbe était fébrilement pendu à ses lèvres, couvrant la moindre de ses pensées. Gravé dans sa mémoire. Dans son ADN. Plus qu’un besoin, cela se révélait être une nécessité, indispensable. Comme si sa survie en dépendait –elle en dépendait réellement. C’était avec soulagement qu’il avait trouvé l’appartement désert. Personne n’avait le droit de le voir dans cet état. Personne. Le visage blême et les yeux cernés de noirs suite à ses interminables insomnies, Izao se sentait au bord du gouffre. Lorsqu’il entrait dans cet état de crise, il n’y avait qu’une seule et unique chose à faire : ravager tout ce qu’il avait sous la main. A peine le jeune homme s’était-il enfermé dans sa chambre qu’il se saisit de ses précieux carnets, déchirant rageusement les pages. C’était une bien maigre consolation à son obsession. Il était cependant inenvisageable de s’attaquer aux meubles ou de détériorer la plus infime partie de l’habitation. Du moment qu’il vivait avec ce couple stupide –ses « parents »- il se sentait pieds et poings liés, incapable de commettre la moindre chose. Il ne put néanmoins se contrôler suffisamment pour ne pas s’en prendre à son édredon. Il trouverait bien une excuse plus tard, lorsqu’il aurait les idées claires. Alors qu’il tentait de déchirer le tissu à l’aide de ses ongles, la fibre de celui-ci lui brûla les doigts. Il n’y prêta pas attention. Dans des instants tels que celui-ci, le monde aurait beau disparaître qu’il ne s’en rendrait pas compte. Ses yeux sombres ne percevaient plus que l’objet faisait réceptacle à sa subite colère.
Il ne reprit ses esprits que quelques instants plus tard, des lambeaux de tissus et des plumes plein les mains. Et, épuisé, il s’allongea sur son lit tout en fixant le plafond d’un air songeur. A rester enfermé de la sorte, il sentait sa raison lui échapper peu à peu –et ce plus qu’à l’ordinaire. Le jeune homme tenta de reprendre ses esprits ; après s’être brutalement levé, il fila prendre une douche froide. A présent, c’était ce dont il avait besoin pour se calmer. Pour penser à autre chose. Se vider la tête. Ses pensées se tournèrent alors vers la seule et unique personne de ce système qui était capable de l’apaiser un peu. Erin. A quand remontait sa dernière rencontre avec la jeune femme ? Certainement bien trop à son goût. Une fois ses esprits retrouvés, il s’habilla en vitesse et quitta l’appartement. Il était simplement hors de question pour lui de passer la nuit ici.

L’expression de surprise qui prit place sur son ravissant visage lui arracha un sourire et ce contre son gré. II n’y avait définitivement qu’avec elle qu’Izao pouvait agir naturellement. « Bonsoir Erin » lança-t-il d’un air enjoué, ravi de la surprendre de la sorte. A peine venait-elle de le voir que la botaniste discerna que quelque chose le tracassait : cela était presque normal, quand on y réfléchissait bien. Le jeune homme se laissa attirer à l’intérieur de son appartement et écouta ses réprimandes d’un air faussement désolé, un faible sourire au coin des lèvres. « J’ai eu quelques ...problèmes avec le travail » confia le cinématographe, se grattant la nuque, embarrassé.  Comme il en avait l’habitude, il ne mentait pas à Erin : il ne faisait qu’omettre une certaine partie de la vérité. « Je suis désolé, avec ça, je n’ai pas trouvé le temps de te contacter ces derniers jours. Mais tu sais bien qu’il m’est impossible de te snober » une fossette creusa sa joue alors qu’il lui rendait son expression de malice. Le regard qu’il posa sur elle trahissait sa joie. Il s’autorisa à l’étreindre fébrilement, le front posé sur son épaule menue. Un murmure s’échappa doucement de ses lèvres « Oh oui, tu ne peux pas savoir à quel point tu m’as manqué... »  Après de brèves secondes, il se redressa, satisfait. Il n’y avait pas à dire, la présence d’Erin était certainement la seule chose qui parvenait à lui changer les idées. « J’ai pensé qu’on pourrait passer la soirée ensemble et que...on pourrait partager ça ? » enchaîna-t-il en sortant la petite bouteille de whisky qu’il avait dissimulé à l’intérieur de sa veste. Izao avait toujours le chic pour trouver ce genre de denrées rares dans la plus grande discrétion : il suffisait de connaître les bonnes adresses. Son regard se porta un instant par dessus l’épaule de la jeune femme, attiré par la composition florale qui trônait sur la table de son séjour. « ...mais je te dérange peut-être dans ton travail ? » Il ne parvint à masquer totalement le semblant de déception qui couvrait son visage. Dire qu’il avait tellement envie de passer la soirée à ses côtés...

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Sam 25 Fév - 14:24
Evil friends × Izao & Erin
D’aussi longtemps qu’elle se souvienne, Izao avait toujours été proche d’elle, dès le départ. Il était bien le seul dans ce bunker pour qui elle pouvait se soucier ou s’inquiéter si elle n’avait pas de nouvelles de lui. Il avait toujours été là pour elle. Toujours présent. Il savait mieux que personne les relations chaotiques qu’elle entretenait avec son père et le seul qui pouvait la consoler sur cela. Lorsqu’elle s’était ouvert les veines, il était resté avec elle à l’hôpital, venant tous les jours pour lui montrer qu’elle n’était pas seule. Quand bien même on pouvait haïr le monde entier, on ne pouvait pas être forcément tout seul, n’est ce pas ? Erin avait bien conscience de cela. Voilà pourquoi la belle irlandaise tenait autant à lui. Il la comprenait, comprenait ses colères… et appréciait particulièrement balancer son venin avec elle sur les autres. En somme, l’ami idéal. Ils se connaissaient pratiquement par cœur...

...à quelques détails près.

Car si elle le savait parfois un peu fragile, la botaniste ne se doutait pas que derrière tout ça se cacher une véritable envie de destruction et une névrose monstrueusement dangereuse. Elle était même à mille lieux de s’imaginer tout ça. Izao cachait très bien son jeu, ses peurs… sa fureur toute entière. Probablement pour la protéger, peut être aussi pour ne pas la perdre. Seulement, combien de temps encore allait-il réussir à dissimuler sa folie? Si un jour, tout venait à éclater… Ce serait certainement le pire qui pourrait arriver pour eux et pour leur amitié quasi fusionnelle.

Le toisant un instant de ses grands yeux ambrés, la jeune femme finit par sourire, faiblement. Acceptant sans mal son étreinte affectueuse, elle laissa son nez se nicher au creux de son cou, tandis que ses bras s’enroulaient autour de lui. « On ose te malmener au boulot ? Dis-moi qui c’est, que j’aille lui botter le cul. » Murmura t-elle, adorablement menaçante. Souriant de plus belle en l’entendant dire qu’elle lui avait beaucoup manqué, Erin observa son plafond avec un petit air benêt et heureux, passant tendrement sa main dans la chevelure grise du japonais pour la caresser. « Me laisses plus seule comme ça, je vais devenir encore plus folle sinon. » Se contenta t-elle de rétorquer, avant de finalement rompre leur câlin amical. Le laissant se redresser, elle lui lança un beau regard, malicieux et doux à la fois, levant légèrement son visage à cause de leur différence de taille.

Passer la soirée ensemble ? Et avec une chouette bouteille en plus ? En voilà une idée qu’elle est bonne ! Elle en avait bien besoin ! Tapotant ses mains comme une gamine excitée, Erin s'exclama vivement « Han super ! Je ne pouvais pas rêver mieux ! Arigatoooo » Son accent japonais était vraiment déplorable, même après tout ce temps. Mais alors qu’elle s’apprêtait à aller chercher des verres en cuisine, la remarque de son ami la calma quelque peu. « Oh ça… » Souffla t-elle en tournant ses beaux yeux vers la grande table. « T’inquiètes. C’est juste pour m’entraîner. Et puis de toute façon, j’arrive à rien ! Une vraie merde. » Elle n’avait pas vraiment envie de lui expliquer qu’elle hésitait depuis quelques temps à faire un cadeau à sa mère pour son prochain anniversaire. N’étant pas certaine d’y arriver, la belle irlandaise préférait garder le silence là-dessus. « Ne fais pas cette tête ! » Marmonna t-elle avec un grand sourire, n’hésitant pas à lui tirer la joue pour qu’il abandonne vite son petit air bredouille. « T'inquiètes pas Iza’. Je suis toute à toi ce soir… » Susurra t-elle ensuite d’une voix de velours en saisissant félinement son cou... le tirant vers elle pour rapprocher son visage vers le sien. Son regard se fit langoureux et séduisant… avant qu'elle ne finisse par rire bêtement. Pas de cela entre nous, voyons ! Elle savait fort bien que le japonais n’était attiré que les hommes et c’était justement pour cela qu’elle s’amusait parfois à faire la femme fatale avec lui. Embrassant faiblement sa joue avant de lui adresser un clin d’œil, Erin finit par disparaitre en cuisine, toute joyeuse. Il ne pouvait pas mieux tomber. Grâce à lui, elle allait pouvoir penser à autre chose et mettre sa frustration de coté. Revenant dans le séjour avec des verres et de quoi grignoter, elle posa le tout sur la table basse et mit ensuite un peu de musique en fond, comme à chaque fois qu’il venait chez elle. « Alors… » Commença t-elle tout en servant les deux verres d’un fond de Whisky. « On trinque à quoi ? » Pas à ces imbéciles d’héritiers en tout cas. « Au véritables dieu et déesse que nous sommes contrairement à toute cette bande de ploucs ? »  Plaisanta t-elle, avec un petit air mignon. Sacré Watson…

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Watson Erin

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Dim 26 Fév - 12:23


EVIL FRIENDS
Erin & Izao

Son commentaire lui arracha un sourire. Si seulement ses problèmes professionnels avaient pu venir –encore- de sa peste de collègue, cela n’aurait pas été si dramatique. Car le problème venait bien de lui. De tout ce à quoi il pouvait penser, tous les murs qu’il érigeait de force et ceux, tout aussi complexes, qu’il s’attachait à faire tomber. De cette prison –ou plutôt ces prisons- qui l’étouffait. C’était précisément au cours de discussions telles que celle-ci, banale, qu’il se surprenait à regretter d’être tant en désaccord avec leur « réalité ». Néanmoins, il chassa très vite cette pensée pour profiter de l’étreinte qu’elle lui rendait tendrement. A quoi bon se torturer davantage l’esprit dans ce genre de moment ? Il aurait tout le loisir d’y repenser plus tard. Mais pas ce soir.
En voyant l’expression de son visage se muer en excitation, il eut un air satisfait. Il savait parfaitement que son amie n’était jamais la dernière lorsqu’il fallait partager ce genre de boisson qui, ici, était une petite rareté. De toute manière, Erin était la seule et unique personne avec qui il pouvait se permettre cela –et, surtout, avec qui il le voulait véritablement. « Humph » En l’entendant le remercier dans sa langue maternelle, il grimaça avec exagération. « Pour le bien-être de mes oreilles, je crois qu’il va encore falloir que l’on travaille ton accent... » lança-t-il d’un ton faussement dépité, qui n’arrivait à masquer un éclat rieur. A l’évocation du bouquet, il nota dans la voix de la jeune femme un léger changement et se mordit la joue. Visiblement, ce n’était pas quelque chose dont elle désirait parler. Il devinait, sans grand mal, qu’elle évitait le sujet et, par pudeur, choisit de ne pas chercher à en apprendre davantage. « Tu sais bien que c’est faux. Il me semble un peu différent de ce que tu fais à l’ordinaire mais, comme toutes tes créations, il reste magnifique. » Izao était sincère ; il aimait particulièrement son travail, celui-ci redonnant un semblant de vie dans ce système qui les retenait ainsi cloîtrés.
Le changement d’attitude d’Erin tenait presque du talent. Lorsqu’elle s’approcha de lui, féline et charmeuse, il se retint de rire...avant de finir par craquer en même temps qu’elle. Cela ne collait pas. Certainement pas entre eux. Jamais, il n’avait été capable de regarder la botaniste avec ces yeux là, ou même n’importe quelle autre femme. Dans un coin de sa tête, secrètement, il s’était toujours demandé si cela pouvait avoir un lien, direct ou non, avec sa mère biologique. Pourtant, il ne pouvait nier l’incroyable beauté de son amie et son caractère de feu. Combien d’hommes avait-elle pu charmer, avec ce genre de comportement ? Cela l’irritait parfois d’y penser. Il était évident qu’aucun homme de l’Héritage ne la méritait. Plus que l’amie, Izao voyait en elle la femme parfaite. Tout en la regardant avec tendresse, il eut un sourire triste. Peut-être l’aurait-il (l’avait-il) aimé dans une autre vie. Mais ici, dans cette « réalité », dans ce monde qui n’avait ni queue ni tête, qui lui était tant insupportable...c’était impossible. Certainement l’aurait-il fait souffrir plus encore qu’il ne pourrait le faire à l’avenir. Cette pensée, glaciale, l’effleurait parfois. Mais, comme à son habitude, il la reléguait au second plan. Plus tard, pensait-il. Plus tard...
Il la laissa l’embrasser sur la joue avec plaisir, aussi heureux qu’un enfant, et la regarda disparaître dans la cuisine. Le jeune homme se sentait vraiment soulagé depuis qu’il avait passé le seuil de son appartement. Il semblait régner chez elle une certaine un ambiance, sereine, qui avait le don de l’apaiser. Peut-être était-ce du aux nombreuses plantes qui décoraient l’habitation ? Lorsqu’il aménagerait –enfin- seul, il se promit de demander l’aide de la botaniste pour décorer son propre appartement...s’il se retenait de tout casser dans un moment de délire. Une fois revenue et leur ayant servit à chacun un fond de verre, Izao prit le sien pour trinquer avec elle. « C’est exactement ce que j’allais te proposer » rétorqua-t-il avec la même malice. Peut-être n’aurait pas exactement employé ces termes, mais l’idée globale y était : c’était le plus important, non ? Avec Erin, il n’avait pas à jouer les anges ou à cacher ce qu’il pouvait bien penser quant à l’Héritage. Néanmoins, il n’était pas question de toute révéler. « Trinquons aussi à notre supériorité incontestable » rajouta-t-il d’un faux air cérémonieux qui fut très vite brisé par un léger rire. En portant le liquide à ses lèvres, l’alcool lui brûla agréablement le fond de la gorge. Cela faisait déjà un petit moment qu’il n’avait eu l’occasion de déguster ce type de boisson. Prenant confortablement place dans le canapé –il était plus à l’aise ici que dans sa propre « maisonnée »- il rejeta un instant la tête en arrière, écoutant la musique qui se jouait en fond. Puis, il reporta à nouveau son regard sur son amie, la contemplant avec espièglerie. « Raconte moi tout ; quelles ont été les aventures de notre botaniste préférée, cette semaine ? » Izao adorait l’écouter raconter ses journées. Erin semblait toujours être entraînée dans les situations les plus folles, et sa manière de les narrer les rendaient tout simplement épiques : cela le faisait très souvent rire. Il fallait dire qu’avec son métier, Izao avait très peu l’occasion d’interagir avec les gens, si ce n’était qu’avec Gabrielle –et, moins il lui parlait, mieux il se portait. Néanmoins, ce travail lui convenait parfaitement. La jeune femme à part, le cinématographe supportait bien mal la présence des autres.

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Mar 28 Fév - 20:51
Evil friends × Izao & Erin
Ah. Il la faisait craquer, comme d’habitude. Il suffisait que cette bouille nipponne lui fasse un petit sourire ou des yeux doux pour qu’Erin se sente complètement gaga. Elle avait beau paraître sans cœur et tenace, face à lui, la femme fatale devenait aussi insensible qu’une petite fille devant une vitrine de petits chatons. Izao avait ce genre de pouvoir sur elle, bien qu’elle n’en dise rien. De toute façon, il le savait hein ? Il en jouait forcément, bien trop fier de savoir l’attendrir. Un homosexuel qui arrivait à la rendre affectueuse et amante. Un comble, non ? Quand on savait que beaucoup d’hommes hétéros n’y étaient jamais parvenus… Il y avait de quoi faire des jaloux. Mais que voulez-vous, c’était comme ça. Souriant joliment en se disant cela, la belle botaniste se rapprocha un peu plus pour embrasser gentiment la joue de son protégé... de celui qui rendait son monde moins triste parfois. Ouep. C'est sûr que dans une autre vie, probablement qu’elle l’aurait aimé aussi, encore plus que maintenant. Et d’une façon différente aussi. Il aurait été capable de lui donner envie de tomber amoureuse et d’essayer une relation plus profonde, plus forte encore que n’importe quelle partie de jambes en l’air. Elle y pensait par moment, non sans en rire bêtement. Un seul homme aurait pu la convaincre d’ouvrir son cœur à l’amour et il s’avèrerait que ce dernier n’aimait pas les femmes. C’en était presque triste. Izao, franchement… c’était quoi cette histoire ?? Elle ne se gênait pas pour faussement le lui reprocher d’ailleurs, surtout lorsqu’elle était un peu éméchée… avec un air de chien battu et abandonné à chaque fois. Et ce soir, avec cette bouteille d’une rareté incroyable dotée d’un pourcentage d’alcool franchement pas faible, Erin n’allait pas déroger à la règle. Qu’allait-elle lui prévoir cette fois-ci comme reproche ? Pourquoi il ne voulait l’épouser ? Merde, déjà fait. Trop souvent fait même.

Trinquant fièrement avec lui, la jolie irlandaise sourit de plus belle face à sa remarque. Leur supériorité incontestable ? Et comment ! Il avait bien raison. « Yeaaah mon chou ! Incontestablement incontestable ! » Rajouta-t-elle solennellement avant de refaire choquer leurs deux verres « Amen ! » Son rire se perdit lorsque ses lèvres goutèrent suavement le délice ambré mais puissant, lui arrachant ensuite une grimace agréable. Mmm ! C’était putain de fort mais sacrément bon ! Ils n’allaient clairement pas faire long feu avec ça en revanche. Finissant par s’installer confortablement à son tour, elle s’affala dans son canapé, croisant ses jambes en les posant sur la table basse face à eux.

Le bonheur, à tout coup.

Une esquisse malicieuse vint étirer le coin de sa bouche sucrée lorsque le japonais vint lui demander des nouvelles de façon amusante. Ses aventures hein ? S’il savait. Contre toute attente, il n’y avait rien de bien palpitant. « J’ai envie de tous les buter au travail. Franchement, ces trous du cul ne comprennent rien à rien. » Ah~ Si charmante et délicate dès qu'elle ouvrait la bouche... Pas vulgaire pour un sous non plus. Cette fille avait tout d'un ange. « Désolée d'être de mauvaise humeur tout à coup Izy'. Je n’ai eu 'personne' depuis un moment, alors je suis à cran, comme d'hab. Mais bon, j’peux m’en prendre qu’à moi-même, y a rien qui me tente en ce moment. »  Rien ni personne non, à une exception près... « Enfin… y a toujours l’autre éclopé de leader qui me fait de l’effet malgré tout. » Elle lui avait brièvement parlé de Joshua la dernière fois. De leurs rencontres houleuses et catastrophiques à chaque fois et surtout du fait qu’il n’ait jamais répondu à ses avances. Le seul. L’unique a lui avoir mi un vent depuis ses vingt-sept années d’existence. Elle en restait frustrée et énervée.  « Mais bon c’est mort. Ça fait genre des semaines qu’on s’ignore. Monsieur croit me faire de la peine en faisant comme si je n’existais pas. » Comme si cela pouvait la blesser. Elle ? Ressentir de la tristesse à l’égard de quelqu’un ? Il fallait se réveiller, les rêves c’était beau mais uniquement la nuit. « Qu’il reste pendu comme un rat mort à la fille Riddle, alias Miss Summer parfaite et blonde, vu qu'il a manifestement envie de s'emmerder ! » Conclut-elle simplement d’un air indifférent en finissant par vider le reste de son verre d’une traite. « Sainte Giulietta… Qu’est-ce qu’ils ont tous d’ailleurs avec cette fille ? Elle est tellement plate et insignifiante ! J’comprends pas. » Haussant les épaules en prenant une moue joliment fataliste, Erin se redressa pour se resservir un peu de Whisky à nouveau, faisant de même pour Izao. « Bon et toi alors ? Dis-moi. Les amours, les soucis… sur qui doit-on cracher un peu ? » Demanda-alors la belle en portant son verre aux lèvres avec un regard malicieusement démoniaque. Se remettant au fond de la baquette, elle laissa sa main libre remonter vers la nuque du japonais et caresser faiblement le bas de sa chevelure, tendre et protectrice à la fois.  

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Mer 1 Mar - 23:20


EVIL FRIENDS
Erin & Izao

Il la regarda sourire encore, presque émerveillé. Avec Erin, il était différent. Différent du visage –du masque- qu’il portait au quotidien, différent de cette personne qu’il se pensait pourtant réellement être. Oui, il était différent. Et pourtant...pourtant, il était lui-même. Plus qu’à n’importe quel moment. C’était étrange ; presque perturbant. A ses côtés, la face même du monde paraissait changer. Mais, une fois séparé d’elle, le charme était comme rompu. Il redevenait ce double personnage, reprenait cette double identité, oubliant totalement ce troisième visage qu’il ne montrait qu’à elle. La jeune femme était sa bouffée d’oxygène. L’unique couleur dans son monde ravagé d’obscurité et de haine : et c’était bien parce qu’elle lui était si chère, si précieuse, qu’il ne pouvait se résoudre à s’ouvrir totalement à elle. Izao ne voulait même pas imaginer la circonstance où, malencontreusement, elle apprendrait la vérité quant à son sujet. Son esprit ne semblait pas concevoir cette hypothèse ; certainement ne le voulait-il pas. Imaginer un seul instant que le regard qu’elle posait sur lui pouvait changer...était impossible. Peut-être aurait-il préféré mourir que d’assister à cela.
La façon plus que directe avec laquelle Erin exprimait très franchement ses pensées le fit rire de bon cœur. Il n’y avait sûrement qu’elle pour parler de la sorte, sans montrer la moindre retenue. Mais cela ne lui plaisait que davantage ; il aimait particulièrement cet aspect bien entier de sa personne. Elle y allait sans prendre de gants : il trouvait cela admirable, d’une certaine manière. L’alcool semblait aider, sensiblement, à lui délier la langue. Joue appuyée contre le dossier du canapé, il l’écoutait parler avec intérêt. Même de « mauvaise humeur » elle n’en restait pas moins la femme parfaite à ses yeux. Il aimait jusqu’à l’emportement qui la prenait alors qu’elle lui confiait ce qui paraissait la tracasser légèrement. Néanmoins, à l’évocation du dit Joshua, son sourire se ternit légèrement. Oui, elle lui en avait déjà parlé, lors de leur dernière rencontre. Malgré lui, cela lui faisait toujours un pincement au cœur de l’entendre parler d’autres hommes devant lui. Et par dessus tout, cela devait être un membre du Conseil. Cette personne devait être totalement folle pour refuser les avances d’une femme telle qu’Erin. Cela énervait visiblement cette dernière qui venait subitement de vider son verre d’une traite. Sa chère amie n’allait pas faire long feu ce soir ... « Tu ne devrais pas te tracasser davantage avec lui » conclut-il d’un air entendu, masquant bien mal la pointe de jalousie dans sa voix. Si possible, il souhaitait franchement que la botaniste ne termine pas avec un des leaders de l’Héritage. Cette idée ne l’enchantait guère. Mais si cet homme préférait les femmes comme Giulietta... il s’autorisa, très franchement, une grimace. Il ne pouvait pas même la voir en peinture. « Pour commencer, il ne te mérite pas. Et crois moi, tu vaux bien plus que cette potiche de Summer ... » Le mépris qui teintait le fond de sa voix était plus qu’apparent. Giulietta n’était rien de plus que l’incarnation parfaite de ce système insupportable ; une personne en tête de sa liste noire. Il accepta volontiers le verre qu’elle lui resservit, la gratifiant d’un sourire en guise de remerciement. « Il ne doit certainement pas comprendre le charme des vraies femmes » Il eut un sourire espiègle. Cette phrase sonnait d’une façon bien étrange dans sa propre bouche. Etait-il réellement le mieux placé pour dire cela ? Certainement pas.
Il s’abandonna à sa faible caresse alors qu’il réfléchissait un instant à sa question. Que pouvait-il donc bien lui dire ? Avec effroi, il se rendait parfois compte à quel point sa vie –celle qu’il s’imposait- était particulièrement ennuyeuse. Il porta son verre à ses lèvres alors qu’il fixait le plafond, regardant un point invisible. « Moi ? » répéta-t-il comme s’il se posait lui-même la question. Sa vie sentimentale était inexistante. Evidemment, il « s’amusait » de temps à autre, mais cela n’allait jamais plus loin. Il ne voulait pas de cela ; il n’y avait pas le droit. Et, en soit, que pouvait bien signifier le fait d’aimer ? Il avait beau se questionner, les réponses ne venaient jamais. Seule l’image de la mort venait s’y superposer, silencieuse et omnipotente. Il s’arracha à cette réflexion, la masquant par un sourire amusé. « Tu sais bien que je n'aime que toi ~ » lâcha-t-il comme un enfant avant de se coucher sur la banquette et de venir doucement poser sa tête sur ses cuisses. Il caressa du bout des doigts les quelques mèches de chevelure brune qui retombaient à quelques centimètres de son visage. « Avec mon travail, je n’ai pas vraiment l’occasion de croiser beaucoup de monde. C’est toujours très calme (et heureusement). Mais cependant... » Il fronça les sourcils avant de faire la moue, exagérant de la sorte son mécontentement. « Cependant, cette garce de Gabrielle ne cesse de me mener la vie dure. Elle vient toujours me rabaisser pour la moindre chose, sous prétexte qu’elle est plus expérimentée que moi... » Il poussa un long soupir. Cela l’énervait vraiment. Et encore, il ne parlait même pas de son caractère qui, franchement, était détestable. « En fait, je suis certain qu’elle est juste frustrée de travailler avec quelqu’un de plus jeune  : elle doit réaliser que, mine de rien, elle commence à prendre de l’âge » Il esquissa un petit sourire ironique. Il n’y avait pas à dire ; cracher sur les autres était certainement l’une des meilleures choses au monde.


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Sam 4 Mar - 23:04
Evil friends × Izao & Erin
Bien qu’il ait voulu le cacher, Erin capta sans mal la pointe de jalousie dans la voix d’Izao. Un doux sourire ne put qu’étirer ses jolies lèvres, sans le vouloir. C’était toujours comme ça avec lui. Dès qu’elle parlait d’un homme avec un peu trop d’intérêt, le japonais l’avait quelque peu mauvaise. Un brin possessif malgré lui. Et le pire, c’est qu’elle appréciait ça. Izao était bien le seul à avoir la possibilité d’agir ainsi avec elle. En même temps, ils se connaissaient depuis tellement longtemps à présent… Même elle, elle avait parfois du mal à le partager. Il suffisait déjà de voir comment elle se sentait lorsqu’elle n’avait pas de nouvelles de lui, pendant un moment. Que les gens le veuillent ou non, il y avait une forme d’appartenance entre eux. Leur amitié était proche d’une forme d’amour platonique et très protecteur. Ils étaient très fusionnels. Probablement un peu trop aussi. Mais après tout, qu’est ce que ça pouvait bien faire ? Ils n’en avaient rien à cirer des autres. Ils pouvaient donc amplement penser ce qu’ils voulaient ! Laissant sa main caresser la nuque du plus jeune, la jolie irlandaise ne perdit pas son esquisse taquine et pourtant bienveillante ; l’écoutant alors la rassurer avec certitude. Elle valait bien mieux que cette potiche de Summer hein ? Ça, c’était clair ! Mais venant de lui, cela ne pouvait que lui faire plaisir. Sa frimousse prit un petit air joyeux et diabolique en entendant cela, réellement ravie par les mots du japonais qui semblait avoir autant d’affection pour Giulietta qu’elle. Enfin quelqu’un qui ne la voyait pas si parfaite que cela, dieu que ça faisait du bien ! « Le charme des vraies femmes hein… Haha, encore un peu et tu vas me faire rougir ! » S’exclama t-elle avec un air adorablement amusé, répondant sans mal à ce ravissant sourire qu’il lui offrait. Tout en réfléchissant un petit instant, elle finit par ajouter  avec un petit air faussement fataliste « Si seulement certains hommes étaient comme toi Izy’… ça m’aurait peut être donné l’envie d’être plus sage et moins délurée. » Souriant simplement, elle haussa les épaules après avoir avouer cela.

Lui demandant ensuite malicieusement des nouvelles de ses amours et du reste, elle but une autre gorgée tout en le fixant, attendant sagement une réponse.  « Tu sais bien que je n'aime que toi ~ » Ah~. Il était trop mignon. Pourquoi arrivait-elle à le trouver mignon sans en être dégoutée ? A la base, tout ce qui était chou lui donnait envie de vomir. Vraiment, Izao avait une sacrée. Souriant adorablement face à cette réplique, elle le laissa volontiers installer sa tête sur ses jambes en ne le quittant pas du regard. «Pourquoi tu ne me demande pas en mariage dans ce cas ? Je n’attends que ça moi ! » Plaisanta t-elle en prenant une moue contrariée, avant de rire bêtement. Le laissant jouer avec ses mèches brunes, elle fit de même avec ses cheveux gris, caressant ces derniers avec tendresse. Ce qu’il lui expliqua la rendu cependant bien moins douce. « J’vais la buter. » Annonça t-elle à l’égard de la fameuse Gabrielle. Comment osait-elle celle là ? S’en prendre à son bébé ? Et puis quoi encore ? « Eh ! Moi aussi je vieilli tu sais ! J’ai passé le quart de siècle. » Fit-elle remarquer avant de rigoler un peu plus. C’est vrai au final, elle se rapprochait plus de la trentaine. La seule différence, c’est que plus elle vieillissait et plus elle était belle. Haha, que voulez-vous, pas tout le monde avait la chance d’être une déesse.  Buvant d’une traite la dernière gorgée de son verre, sa tête se mit à légèrement tourner. Oups. Ça y est. Ça commençait à tourner haha.  « Bon. Dans tous les cas, prépares toi à recevoir une petite visite de ma part à ton boulot. Tu vas voir si elle ose faire la maligne cette pouf ! » Annonça t-elle avec un sourire mauvais et imprévisible, avant de finalement adresser un clin d’œil à son ami sous elle. Le fixant de ses belles prunelles un moment, Erin fit passer sa main sur la joue du japonais, puis sur d’autres endroits de son joli visage. « Personne ne s’en prend à mon doudou. Sinon je sors les griffes ! » Affirma alors la belle botaniste, laissant son index jouer avec son piercing. Son regard finit par redevenir plus doux, plus attentif tandis qu’elle continuait à observer Izao sans rien ajouter du plus sur le coup, pendant plusieurs secondes. « Ah~ pourquoi t’as une bouille pareille ? » Maugréa-t-elle après un moment, gagatisant complètement à cause de l’alcool et de cette affection trop grande qu’elle avait pour lui. Sans prévenir, elle laissa son visage se baisser vers le sien et déposa alors un petit baiser sur la bouche du japonais. Très rapide mais non dépourvu de tendresse et de malice. Son doux rire se fit alors entendre.

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Watson Erin

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Mer 8 Mar - 21:05


EVIL FRIENDS
Erin & Izao

Ses yeux s’attardaient longuement sur son visage, la détaillant avec une attention toute particulière, affectueuse. On pouvait dire qu’il rechargeait totalement ses batteries rien qu’en la regardant de la sorte. Il y avait quelque chose de réconfortant à cette situation, quelque chose d’intimiste et d’incroyablement agréable. Quelque chose de surréaliste. Parfois, il se disait que quelque chose n’allait pas ; qu’il n’avait pas sa place ici, dans cet appartement. Mais, très vite, ses sentiments l’emportaient sur sa raison. Se trouver ici, en si charmante compagnie, était d’une évidence absolue : comment aurait-il pu en être autrement ? Rire avec Erin, profiter de sa tendresse et de sa complicité...tout cela lui était aussi naturel que respirer. A croire qu’elle éveillait chez lui une nature dont il ignorait l’existence. Une nature qui le dominait totalement.
Le sourire amusé qu’elle lui offrit alors qu’il émettait son avis, très personnel, sur la dénommée Giulietta eut le don de le charmer. Certes, les raisons pour lesquelles il pouvait haïr cette Summer étaient peut-être légèrement différentes de celles de la botaniste, mais le résultat était le même. Tous d’eux n’aimaient pas cette femme. A croire qu’ils étaient assez fusionnels pour partager les mêmes opinions sans avoir à se concerter au préalable... Cette pensée fit redoubler son sourire. Il était certain qu’ils auraient pu se comprendre sans même avoir à utiliser des mots. Erin était la seule avec qui cela était possible –la seule avec qui cela lui était permis. Il y avait un lien fort entre eux deux, un lien exceptionnel. La relation qu’il entretenait avec la jeune femme était unique et privilégiée ; jusqu’à lors, Izao n’avait jamais partagé de tels sentiments, aussi « vrais » et « positifs ». Cela lui changeait de la haine viscérale qu’il vouait au monde tout entier. Et c’était précisément ce fait qui rendait ce lien si fragile. La phrase aux fausses accentuations fatalistes qu’elle lui lança le fit sourire avec une tristesse imperceptible. Oh, Erin... Si elle se doutait réellement de ce dont elle parlait... Quand bien même il restait intraitable sur ses propres positions il arrivait, parfois, à prendre son point de vue. Et, de la sorte, il était en mesure de dire qu’elle ne pouvait souhaiter ce qu’elle venait pourtant de lui confier. Cachant son trouble derrière un sourire maladroit, il continua sur sa lancée. « Tu sais bien que c’est impossible : je suis unique après tout » Pour être unique, il l’était certainement. Restait encore à savoir en quoi. Sa moue joueuse s’estompa légèrement alors qu’il devenait sérieux. « Tu es très bien comme tu es, Erin » Il était tout simplement hors de question de l’imaginer autrement.
Il rit de bon cœur en entendant la plaisantera qu’elle lui adressa. Ce n’était pas nouveau ; loin de là. Elle le lui sortait de temps à autre, lorsqu’il se trouvait dans une pareille situation. C’était du déjà vu. Et en dépit du fait qu’il l’aimait tendrement –et même plus que cela- il n’aurait jamais pu l’épouser. La botaniste n’avait pas besoin d’une personne comme lui. Izao savait aussi qu’il ne l’aurait jamais rendu heureuse. Dans cette vie, ils étaient incompatibles. L’alcool agissait sur ses états d’âme, les décuplait. Il eut un air triste, presque candide. « Même si je n’aime que toi, je ne suis pas celui qu’il te faut ... » laissa-t-il échapper avec douceur alors qu’elle glissait ses doigts dans ses cheveux gris. Il fit la moue. C’était injuste, elle finirait bel et bien dans les bras d’un autre ; autre qui serait certainement en mesure de lui offrir ce que le cinématographe n’avait pas. Il laissa ces pensées monotones de côté alors que le ton de son interlocutrice venait subitement de changer. Il appréciait particulièrement lorsqu’elle laissait aller son franc-parler de la sorte. L’idée d’une altercation entre Erin et Gabrielle était charmante, mais le jeune homme se voyait bien mal l’impliquer dans ces petits tracas personnels de la sorte. Il sourit cependant avec malice, la scrutant de son regard félin. « J’apprécie l’idée, mais je m’en chargerai tout seul » répondit-il avec légèreté. « Doudou sait aussi sortir les griffes ! » Car il était plus que certain qu’il n’allait pas de laisser faire par sa collègue de la sorte. A lui chercher des noises de la sorte, elle finirait très certainement pas l’échauffer de trop.
Les muscles de son visage se détendirent complètement alors qu’elle lui caressait doucement le visage. C’était exactement ce dont il avait besoin pour la soirée : un peu de douceur. La crise qui l’avait submergé quelques instants plus tôt disparaissait peu à peu de sa mémoire, pour son plus grand plaisir. La botaniste avait sur lui un effet bien plus efficace que n’importe quel calmant. Il laissa échapper un petit son satisfait, presque semblable à un ronronnement. Il la sentit jouer avec son piercing mais ne broncha pas ; déjà, l’alcool qu’ils avaient bu semblait agir chez son amie. Il n’en fut qu’à peine surpris lorsqu’elle l’embrassa faiblement, frôlant tout juste ses lèvres des siennes. La jeune femme était certainement la seule à pouvoir agir de la sorte avec lui. Déjà, son rire cristallin parvenait à ses oreilles. Il se redressa faiblement, moue espiègle aux lèvres. Remettant derrière son oreille les quelques mèches grises qui lui tombaient dans les yeux, il attrapa son verre qu’il vida d’une traite. Il n’allait définitivement pas faire long feu ce soir. Izao se redressa un peu plus sur le canapé pour venir se pelotonner tout contre elle. « Tu me laisses dormir ici ce soir ? » demanda-t-il alors qu’il frottait sa joue contre son épaule, à la manière d’un enfant. « Je n’ai vraiiiiiment pas envie de rentrer... » Il boudait presque. Le cinématographe se sentait si bien ici que l’idée de retourner chez lui lui était insupportable. « Peut-être que je devrais t’épouser, finalement. Au moins j’aurais une bonne raison pour emménager ici » plaisanta-t-il alors qu’il lui donnait un petit coup de coude, joueur.


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Mer 15 Mar - 20:00
Evil friends × Izao & Erin
« Pas celui qu’il te faut… » En disant cela, un sourire triste était apparu sur les lèvres du japonais, de façon discrète et pourtant étrange. Le dévisageant de ses grands yeux dorés, Erin continua de faiblement caresser sa chevelure d’argent, jalousement affective avec lui. Elle savait bien que ce n’était pas lui. Ce ne serait personne d’ailleurs. C’était mieux ainsi. Bien trop destructrice et nerveuse, l’aimer était comme aimer une rose remplie d’épines. Une pomme rouge comme sangs délicieuse, mais abîmée par les insectes. Voilà l’image qu’elle avait d’elle, secrètement. L’image que son père n’avait pas manqué de lui montrer, depuis toujours. Dès le départ, elle n’était qu’une erreur. Une erreur de la nature. La nature qui l’avait fait femme, fatalement. Une femme qui, lorsqu’elle était petite fille, s’en était voulu de ne pas être un garçon. Le fils dont le grand Watson désirait ardemment. Au fond… peut être que c’était encore de sa faute maintenant. Si elle avait réellement été un homme, peut-être qu’Izao aurait pu être celui qu’il lui fallait… ? Cela la fit rire amèrement. Visiblement, être née avec un sexe féminin semblait vraiment être la pire connerie de toute sa vie. Probablement que c’était mieux ainsi, finalement. Ouaip. C’était mieux. Un meilleur ami valait mieux que n’importe quel mari ou amant. C’était en tout cas ce qu’elle pensait, au jour d’aujourd’hui. Finissant par secouer sa frimousse remplie de tâches de rousseurs afin de le contredire, Watson affirma, non sans un ravissant sourire « Je suis contente que personne ne te ressemble. J’ai encore plus de chance de t’avoir comme ça ! » Ses doigts glissèrent sous sa joue blanche, laissant lentement caresser ce grain de peau doux et agréable à toucher. Il avait presque un visage de fille. Il était tout simplement craquant. « Dans tous les cas, tu sais que je ne suis rien qu’à toi n’est-ce pas ? » Susurra-t-elle en penchant sa tête sur le côté, comme un félin curieux et malicieux, montrant ses belles canines blanches. Au fond, c'était surtout elle qui n’était pas faite pour lui. Elle ne méritait pas d’avoir une personne aussi aimante à ses côtés, depuis si longtemps. Qu’aurait-elle fait pour survivre tout ce temps sans lui ? S’il n’avait pas été là, elle aurait forcément recommencé à faire une connerie. On pouvait se couper les veines une fois et s’en sortir… mais pas deux. Une simple écorchure sur sa cicatrice suffirait pour la mettre dans un état critique, sans problème. Si Izao n’était pas resté tout ce temps à l’hôpital avec elle à la rassurer, à lui faire promettre de ne plus jamais essayer une folie pareille… Non, en fait, elle ne voulait pas y  penser. Cela la rendait bien trop triste sur le coup. Elle avait été dure avec lui, durant cette période. Les crises de larmes, les insultes, le désespoir… elle lui en avait fait voir de toutes les couleurs. La Erin d’aujourd’hui était bien différente de celle du passé. Bien plus forte, du moins en apparence. Le japonais était le premier à voir ce changement. Il la connaissait que trop bien.

« Tout doux petit chat… J’ai plus de lait pour toi malheureusement ! »
Se moqua-t-elle gentiment en lui donnant une pichenette sur le front. Ses lèvres se posèrent doucement et gentiment sur les siennes après cela, tant elle le trouvait mignon à souhait. L’alcool et l’adoration, un mélange parfois bien drôle. Le laissant se redresser pour boire d’une traite son verre, elle s’écria tout en éclatant de rire « Mais quel ivrogne ma parole ! C’est comme ça que je t’ai éduqué ?? » Euh… Elle vouvait en parler ? C’était mal placé, surtout maintenant qu’elle avait la bouteille à la main pour se resservir. Le fait qu’il vienne tout contre elle manqua d’ailleurs de tout faire renverser, la faisant alors autant rigoler que marmonner. « Hé ! Fais gaffe à notre breuvage magique ! » Buvant d’une traite à son tour l’alcool ambré assorti à ses yeux, Erin sourit en mordant la paroi de son verre face à sa demande enfantine. Le laissant frotter sa joue sur son épaule nue et menue, elle grogna comme une louve sauvage et attendrie « T’oses encore me poser la question ? Bien sûr que tu dors ici ce soir ! » Posant sa joue sur le haut de son crâne, elle ajouta avec un petit sourire rêveur « Même que tu vas dormir avec moi. Sois en honoré, peu de gens dorment avec la grande Madame Watsooon. » Ouaip. Même ceux avec qui elle s’amusait. Déjà, c’était rare que les ébats se passent ici. Dans tous les cas, elle ne dormait jamais avec eux. Trop sentimental pour elle. Ce n’était pas ce qu’elle recherchait. Mais avec Izao, c’était différent. La remarque suivante la fit doucement sourire. « Dis pas ça. Tu vas finir nu dans mon lit si tu continues à dire des bêtises ! » Elle ria bêtement en avouant cela, trouvant presque bizarre de les imaginer faire ce genre de trucs. Ce n’était pas eux, clairement. « Mais… » S’écartant un peu de lui pour lui faire face, elle se mit en position d’indienne sur le canapé, malicieuse et mignonne à souhait. « On pourrait en fait tu sais ? Je t’aime, tu m’aimes… et on aime pas les autres. S’il faut faire ça pour te permettre de t’échapper, je veux bien me sacrifier moi tu sais ! » Ça y est. Elle était ivre. « Erin Sullivan… Ça déchire grave nan ? Ou sinon Izao Watson ? Bof nan. En plus, Watson c’est le nom d’un gros connard. Rien que pour plus porter ce nom de merde, je serais prête à me marier tiens ! » Ayant prononcé cela tout en se levant vivement, son pied se prit dans le tapis et la fit tomber bêtement au sol comme une belle... bref. Explosant de rire et de surprise, elle resta par terre, bougeant comme un félin au soleil. « J’suis tombée ! » Annonça-t-elle au cas où Izao ne l’aurait pas remarqué, laissant certaines mèches de cheveux balayer son beau visage.
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Dim 19 Mar - 21:55


EVIL FRIENDS
Erin & Izao

Erin le regarda en silence, ne répondit pas. Cela n’aurait servi à rien : tous deux étaient bien conscients de ce fait. Il lisait cependant dans ses yeux quelque chose qui le rendait mal à l’aise. Malgré lui, il avait une idée de ce qu’elle pouvait être en train de penser, en cet instant même. Cela l’attristait. La jeune femme était certainement la seule à lui faire éprouver ce genre de chose. La seule qui comptait. Il ne se souvenait que trop bien des moments qu’il avait passé avec elle à l’hôpital. Il ne se souvenait que trop bien de la douleur et de l’angoisse. Des émotions –humaines- qui l’avaient touché pour la première fois de sa vie. Il n’avait pas pleuré : il en était incapable. Néanmoins, il avait eu un bref aperçu d’un cauchemar qu’il ne voulait plus jamais entrevoir. Et pourtant...cette partie de sa personnalité, ce visage inconnu, s’opposait avec tous les autres. Comment pouvait-il lui souhaiter de vivre heureuse alors qu’il n’aspirait qu’à la fin, la destruction, de toutes choses ? C’était inconciliable. Impensable. Et c’était bien pour cela, pour cette unique raison, qu’une fracture s’était opérée en lui. Avec Erin, il était simplement quelqu’un d’autre : certainement un mirage, qui ne prenait vie que devant elle. Ou peut-être l’ébauche d’un éclat véritable, vivant, qui ressurgissait du tréfonds du miasme qui embrumait ses pensées.
Il se mit à lui sourire de bon cœur, revenant à la réalité. La caresse de ses doigts sur son visage le détendait. Izao savait que, s’il fermait les yeux, il s’endormirait probablement dans la minute. Izao eut une moue espiègle, haussant légèrement un sourcil ? Elle n’était rien qu’à lui ? Lui tout seul ? Entendre cela lui était terriblement plaisant, mais il ne se faisait pas d’idée. En dépit de toute ce qu’elle pouvait penser, une femme aussi extraordinaire quelle était forcément destinée à se retrouver dans les bras d’un homme aimant –qui, de toute évidence, ne la mériterait certainement jamais. Une femme comme elle ne pourrait jamais lui appartenir totalement. Malheureusement. Heureusement. « Voyons si tu pourras toujours me dire une telle chose dans quelques années » laissa-t-il échapper dans un rire. Au fond, la réponse était évidente. L’idée de la partager totalement –de la laisser- à quelqu’un d’autre lui était pourtant insupportable. Personne ne la connaissait mieux que lui. Personne ne vivrait jamais avec elle ce qu’ils avaient vécu ensemble –c’était du moins ce dont il tentait de se persuader.
Il émit un faible couinement lorsqu’elle lui donna une pichenette, plus par réflexe que par douleur, avant de la sentir l’embrasser une seconde fois. Madame était bien affectueuse, ce soir... L’alcool, peut-être ? Qu’importe. Lui aussi ce sentait d’humeur à ce genre de tendresse. En l’entendant rire, il se tourna vers elle, lui tirant la langue. « Essaye de me redire ça en lâchant la bouteille et je ferais peut-être semble d’y croire ~ » rétorqua-t-il avec malice. La botaniste semblait même avoir meilleure descente que la sienne, à regarder de plus près. Collé à elle, il se mit à rire. Il était plus que certain que beaucoup d’hommes auraient payé pour être à sa place. Et dire qu’il ne la regardait pas avec leurs yeux. Il se redressa faiblement, pas très stable. Le whisky lui montait à la tête. « Hanw ! J’en suis très hornor...hornré...honoré ! » bredouilla-t-il avant de lui offrir un sourire maladroit. Il se mit à rire –encore- comme un idiot lorsqu’elle le menaça de finir dans son lit. Lui et elle ? L’idée était...quinze fois pire que bizarre –quinze fois pire, oui oui. Quand son amie se redressa, il tenta d’afficher un visage concentré, écoutant ce qu’elle lui disait. « Ah, par ce que ce serait te sacrifier ? » répéta-t-il, faisant mine d’être offusqué, sans grand succès. Un sourire vint fendre très rapidement ses lèvres pâles. « Hum...j’avoue qu’Erin Sullivan...ça sonne plutôt bien. Ça me plaît vraiment. Vraiment beaucouuuup !... » Et voilà. Izao la rejoignait dans son ivresse.
La botaniste se releva devant ses yeux...avant de se retrouver sur le sol, tombant de la plus gracieuse des manières. Un rire perçant sortit de sa gorge alors qu’il plaquait une main contre sa bouche, prit de faibles hoquets. Dans un tel état, il avait du mal à se contenir. Il se redressa avec difficulté, la tête lui tournant un peu. « Eh oui, j’ai vu ça ... » lui répondit-il avant de sauter sur elle, voyant qu’elle ne se redressait pas. Le jeune homme se pencha vers son amie, la regardant droit dans les yeux. Leur magnifique couleur l’avait toujours fasciné. A chaque fois, il venait presque à regretter d’être né asiatique. Il eut un sourire étrange aux lèvres. « Et si je commençais à m’occuper de ma future femme ~ ?.. » demanda-t-il avant d’enfouir son visage dans le creux de son cou, se mettant à la mordiller doucement. « Peut-être que je vais vraiment finir nu dans ton lit, après tout » Le ton de sa voix était pourtant celui de la rigolade. Même ivre, ses actions ne trahissaient rien de plus qu’une affection fraternelle. Il se mit finalement à la lécher dans le creux de la mâchoire, remontant vers sa joue. En agissant de la sorte, il se prenait plus comme un chat faisant la toilette à un de ses congénères qu’autre chose. Lassé de ce petit jeu, il y mit fin en déposant un baiser sur le haut de son front. En se redressant, il la contempla encore, caressa ses cheveux. « Même vue d’ici, tu restes encore magnifique » conclu-t-il, en fronçant ridiculement ses sourcils. « C’est pas juste » Il pinça les lèvres, boudeur.


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