Blood Seasons ferme ses portes.

Viewpoints || Jakobe

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Ven 5 Mai - 0:42
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『ft. Jakobe』





Après tout le grabuge des derniers événements, les choses reprenaient -plus ou moins- leur cours normal. Et cela était pour le mieux. Mahiro avait été perturbé par tous les changements qui s’étaient opérés sur l’Héritage, à commencer par la modification partielle des métiers. Bien que celle-ci avait été de courte durée, elle n’en avait pas moins été assez éprouvante pour le jeune homme. L’avoir assigné au service de l’agriculture, alors que l’on connaissait pourtant ses conditions physiques, avait été une idée bien stupide. Enfin. A présent que les choses étaient presque rentrées dans l’ordre, il avait récupéré son poste d’assistant dans le service de l’éducation, ce qui lui permettait de souffler et de retourner à son train de vie quotidien. Seul son « problème » de logement n’était pas rentré dans l’ordre. L’Héritage n’était pas encore parvenu à récupérer toutes les pertes matérielles qu’il avait subit, et cela semblait demander un certain temps avant que tout ne vienne à rentrer dans l’ordre de ce côté. Mais pour le moment, cela ne le dérangeait pas. Même s’il avait été quelque peu troublé au début, lors de sa cohabitation avec Camille, la situation lui convenait bien. Sa discussion avec le psychologue avait eu le don de le rassurer quand bien même, d’un certain côté, il venait à se faire du soucis pour lui. Il avait cru comprendre qu’il entretenait une relation « particulière » avec quelqu’un, et que cette personne en question n’était pas forcément des plus recommandables. Son ami était bien assez grand pour juger ce qui était bénéfique ou non pour lui, mais Mahiro ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Il n’avait rien à dire là dessus, mais il se doutait bien qu’il survenait de nombreuses choses lors de ses séjours réguliers à l’hôpital. Il le lisait de temps à autre sur le visage de Camille.
Il essayait cependant de ne pas se mêler de ce qui ne le regardait pas.

Comme il en avait l’habitude, ses pas l’avaient mené à la bibliothèque de l’Héritage. Hormis son lieu de travail et l’hôpital, Mahiro ne fréquentait que très peu d’endroits. Et, de tous, ce lieu restait certainement son préféré. Il regorgeait d’un nombre incalculable de livres rares –passionnants- et un câble absolu y régnait. Il s’agissait certainement des raisons principales pour lesquelles il se rendait si souvent ici. Peu à l’aise en présence des autres, le jeune homme appréciait particulièrement cette ambiance apaisante. Il finissait pas y venir plus pour s’y reposer que pour s’y ressourcer.
Son choix s’était porté, encore une fois, sur un recueil de poèmes. Plus le temps passait et plus il avait l’impression de comprendre ce qui se jouait dans les vers qu’il parcourait d’un regard fiévreux. Et, alors qu’il était absorbé dans sa lecture, un léger bruit attira son attention. Il releva ses yeux noisettes, intrigué de voir qu’une petite fille se tenait à quelques mètres de lui entre les étagères, celle-ci semblant vouloir attraper un livre qu’elle n’arrivait pas à atteindre. Un court instant, un sourire presque attendri passa sur ses lèvres avant de disparaître aussi vite qu’il était apparu. C’était curieux de voir une enfant de son âge, seule, dans un tel endroit. Posant le recueil qu’il avait en main sur l’accoudoir du fauteuil qu’il occupait, il vint à sa rencontre. « Tu as besoin d’aide, peut-être ? » lui demanda-t-il sur un ton qui se voulait assez doux alors qu’il affichait une expression conciliante.

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Lun 8 Mai - 16:43
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『ft. Mahiro』





Ce jour-là était le jour de congé de Jakobe. Tandis que Mari était en classe, il en avait profité pour remettre un coup de neuf à leur appartement, ranger les affaires et laver le sol. Ce n'était pas une tâche qu'il aimait particulièrement, mais comme il était le seul à pouvoir le faire, il agissait en conséquence. Il en profita aussi pour se plonger dans la musique, chose qu'il n'avait pas faite depuis bien trop longtemps à son goût étant donné les récents événements qui étaient arrivés sur le bunker.
Grattant les cordes de sa fidèle compagne, sa guitare, il ne se rendit qu'à peine compte de l'heure. Il ne releva le visage que lorsque sa fille claqua la porte de l'appartement et annonça qu'elle était rentrée. Néanmoins, en voyant son père aussi occupé, elle vint sagement s'installer près de lui pour lui demander de lui jouer quelque chose. Jakobe ne put que succomber à cette adorable demande, songeant que cela faisait bien trop longtemps qu'ils n'avaient pas pu se retrouver tous les deux pour un agréable moment. Après avoir échangé un sourire, qu'il lui ait demandé comment s'étaient passés les cours, le chef de la sécurité entama donc une mélodie que la petite fille connaissait bien. Cela était sur de tels moments qu'il se disait être le papa le plus chanceux au monde.

« Au fait papa, je dois faire des recherches pour l'école demain. Est-ce que tu veux bien qu'on aille à la bibliothèque ? demanda la petite demoiselle une fois la chanson terminée.
- Oui, bien sûr, répondit-il. J'enfile des chaussures et on y va. »


Quelques minutes plus tard, la famille quittait l'appartement pour se rendre au deuxième étage où se trouvait la bibliothèque. Il était vrai que ce n'était pas un endroit où se rendait très souvent Jakobe, mais de temps en temps, le calme de la pièce lui plaisait et les livres qu'il pouvait feuilleter y étaient très intéressants. Ils y parvinrent donc, saluèrent le bibliothécaire de permanence à l'entrée et eurent de la chance pour trouver une table libre. Ils s'y installèrent et Mari montra ses exercices à son père. Celui-ci acquiesça d'un bref mouvement du visage après avoir lu et proposa à sa fille de garder la table le temps qu'elle aille dénicher un ou deux bouquins. Il connaissait la bibliothèque et il savait que c'était sûrement l'endroit le plus sûr de l'Héritage, alors ici il permettait à Mari d'être complètement autonome - ce qui ne manquait pas de plaire à la fillette. Il lui fit cependant promettre d'être vigilante avant de la voir s'éloigner toute guillerette.

Ses yeux parcouraient la tranche des différents ouvrages jusqu'à ce qu'elle lève le visage. Son exposé consistait à s'intéresser aux différents genre de poèmes et, tout là-haut, il lui semblait apercevoir une sorte d'encyclopédie - du moins, c'était ainsi qu'elle le nommait. Hissée sur la pointe des pieds, Mari s'étira alors de sa petite taille pour tendre les bras et essayer de saisir le livre qu'elle désirait. Elle ne l'atteignait clairement pas, mais eut un sursaut en entendant quelqu'un lui parler. Elle se retourna pour voir un homme, plus grand qu'elle bien sûr, qu'elle ne connaissait pas. Les mots de son père résonnèrent à son oreille, elle joua donc la carte de la vigilance en se reculant de quelques pas.

« Je n'arrive pas à attraper ce livre, là-haut », montra-t-elle.

Cet inconnu à ses yeux ne paraissait pas méchant, mais elle préféra néanmoins ajouter quelques mots :

« Mon père est là-bas à la table, il m'attend. Vous pouvez peut-être me donner mon livre ? ... S'il-vous-plaît. »

Elle enfonça les mains dans les poches de son pantalon, ses grands yeux noirs plantés sur le garçon en face d'elle. Depuis l'événement de Noël, elle avait beaucoup grandi, surtout mûri, et elle ne manquait pas de se montrer plus adulte qu'elle ne pouvait l'être en réalité. Certains murmuraient que son enfance était gâchée tandis que d'autres demandaient à leurs bambins de prendre exemple sur elle.

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