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Pays de confusion // Elijah

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Sam 10 Déc - 15:08
PAYS DE CONFUSION
Elijah & Ryu




Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression d’étouffer sous son poids, si bien qu'une énorme boule s'était formée dans ma gorge. Mes poumons ne semblaient plus fonctionner, comme écrasé par la peur qui c'était infusée dans mon système sanguin. Je crois n'avoir jamais été aussi terrorisée de ma vie. " Cours Ryu ! Je t'en supplie, cours ! " Me hurle mon père, derrière moi, alors qu'il me pousse vigoureusement avec une de ses mains. Mais je ne peux pas faire mieux. Mes petites jambes, pourtant sportives, ne peuvent aller plus vite. Les larmes inondent déja mes yeux. Je voudrais le lui dire, mais l'aire me manque. J'étouffe littéralement. Mais je ne lâche rien et si mon cœur explose, je saurais alors que j’aurais au moins essayée. J’aurais tout donnée pour lui faire plaisir, même ma vie s'il l'avait fallu. Il voulait que je me sauve, que je cours, alors je le faisais, sans hésiter et sa panique m'envahissait aussi surement qu'une flamme aurait avalée un tas d'herbes sèche. Mais soudainement, le sol ce mis à trembler furieusement, me faisant chuter tête la première. Par pur réflexe, je me rattrapa en criant avec mes deux mains et me retourna pour chercher mon père du regard. Il n'était plus là. Mon père... ce si bel homme aux yeux sombres et à la peau bariolé de tatouage aussi noir que son épaisse tignasse désordonnée. Avait disparu. Le héros de ma vie m'avait abandonnée de nouveaux. " Papa ! " Hurlais-je à pleins poumons avec dans la voie une touche affreuse de désespoir. Mais le sol continuait de trembler si fort qu'il m'était impossible de me relever. De rage j'essuya mes larmes du dos de ma main et me mis à ramper sur le sol à la recherche mon père. " Papa ! " Appelais-je tel un chiot abandonné, la voix pleine de chagrin et d'angoisse. Devant moi, le long couloir blanc et stérile du sous-sol de l'héritage commença à s'effondrer, écrasent tout sur son passage. Le souffle poussiéreux de la chute du plafond m’obligeât à fermer les yeux alors que tout mon corps se mettait à trembler d'une peur panique. Non, non, non ! Me souffla une voie qui s'appelle instinct de survie. Je fis demi-tour et me mis à essayer d'avancer dans l'autre sens pour fuir ce rouleau compresseur du diable. Je ne voulais pas mourir écrasée, étouffée, enterré sous des tonnes et des tonnes de béton à des vingtaines de mètres sous terres. Mais l'éboulement me rattrapa rapidement et je finis par me rouler en boule sur le sol froid en hurlant toute la violence de ma peur et de mon envie de vivre. Ma dernière vision fut pour un plafond gris et morne qui s'écroulait mortellement sur moi, m’emprisonnant à jamais en son sein, brisant avec une effroyable facilité mon fragile corps de femme. J'étouffe... J'étouffe, j’étouffe....

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Katsumoto Ryu

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▽ Quel était ce regard qui me surveille encore ?
Quel était votre nom quel était mon visage ?
Que faisions-nous ainsi l’un à l’autre inconnus ?
Sans savoir qui je suis sans savoir qui je fus
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Sam 17 Déc - 18:02

Pays de confusion

Feat. Katsumoto Ryu & Hwang Elijah

Le silence qui régnait alors dans la chambre d’Elijah fut soudainement briser par le cri déchirant d’une jeune femme. Se réveillant en sursaut, le jeune homme sentit son cœur marteler contre sa poitrine à vive allure et cette sensation lui était presque douloureuse. Etrangement, ce n’était pas un sentiment de colère qui l’animait depuis son réveil, alors même que cela l’irritait d’être réveillé de cette manière… En réalité, seul un sentiment de crainte et de frayeur l’animait à cet instant, suite à l’entente de ce cri qui lui avait presque glacé le sang. Au départ, il avait pensé que ce dernier provenait de l’un de ses rêves, ou plutôt devrait-on dire de l’uns de ces cauchemars. Mais force était de constater qu’il n’en était rien. Jetant alors des regards furtifs dans les moindres recoins de sa chambre, l’information était persuadé que le hurlement provenait de l’appartement voisin. Des dizaines de scénarii tous plus macabres les uns que les autres commencèrent à envahir son esprit et un besoin de se sentir rassurer le poussa à se lever de son lit pour se rendre de cet appartement. Lentement, l’information enfila un tee-shirt avant de sortir de son logement. Une fois dehors, il constata avec étonnement qu’il semblait le seul à avoir été réveillé par les cris. Ou du moins, il semblait être la seule personne a avoir eut l’idée de sortir de chez lui…

S’avançant en direction de l’appartement portant le numéro 92, Elijah demeura quelques instants devant la porte, ne sachant quelle décision prendre. Se mordant la lèvre inférieure, il leva finalement le poing, avant le rabaisser. La jeune femme allait-elle l’entendre ? Etait-ce une bonne idée d’aller toquer à sa porte ? N’allait-il pas l’effrayer plus que ne l’était déjà ? Néanmoins, des cris, plus faibles, se firent entendre et sans réfléchir, l’australo-coréen toqua doucement à la porte. Les secondes s’écoulèrent mais malgré l’attente, nul bruit ni même mouvement semblaient lui indiquer qu’une personne allait finir par lui ouvrir. Inconsciemment, sa main se posa sur la poignée de la porte et l’informaticien prit conscience que cette dernière ne semblait pas être fermée à clé. Prenant alors une grande inspiration, il pénétra finalement dans l’appartement et s’avança d’un pas lent qu’il souhaitait le plus silencieux possible. Il arriva finalement dans la chambre de ce logement et il aperçu en tournant la tête une jeune femme qui paraissait affolée et en plein cauchemar. Presque instinctivement, Elijah se recula mais il s’immobilisa instantanément quand l’inconnue commença à se réveiller et à ouvrir les yeux. Désormais incapable de faire le moindre mouvement de recul, il ne pouvait qu'appréhendait sa réaction. Et il était bien incapable de savoir quelle phrase adresser à la jeune femme, ni même quelle excuse il pourrait trouver pour lui expliquer sa présence en ces lieux… Pourquoi avait-il eut la merveilleuse idée d’entrer illégalement dans son appartement ?

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Dim 18 Déc - 22:05
PAYS DE CONFUSION
Elijah & Ryu




La sensation de mourir étouffée et écrasée est horrible. Si terriblement angoissante que je ne souhaite ça à personne. D'autant plus que je suis seule, je n'ai personne à qui me raccrocher, personne à qui transmettre ma peine. Je suis totalement oubliée, sous cette roche et j'étouffe. Mon Dieu j'étouffe ! Mes poumons cherchent désespérément une goulée d'air mais n'en trouvent pas. Car il n'y en a pas. Ils me brûlent, j'ai envie de hurler mais je n'y arrive pas. Mes mains se contorsionnent sur ma poitrine, désespérées de trouver une solution. Mais là aussi, il n'y en a pas. Je vais donc mourir ainsi ? Non... je ne comprends pas, tout ça n'a pas de sens. C'est intangible, mais je le ressens, ce n'est pas réel n'est-ce pas ? Je vais me réveiller ! Oui... je vais me réveiller !
Avec un léger sursaut, mes mains se plaquent enfin sur mon matelas. Je... je suis de retour chez moi et j'inspire une profonde bouffée d'air. Rassurée de voir que mes poumons fonctionnent à nouveau, je finis par ouvrir les yeux, le souffle court. Je tremble entre mes draps et j'ai le corps affreusement chaud. Les yeux fixés au plafond, je me passe une main dans les cheveux en soupirant. J'ai vraiment beaucoup de mal à m'en remettre, les flashs de cet horrible cauchemar tournent en boucle dans mon esprit et je me sens oppressée. Écrasée par ma réalité. Car si je suis bien sortie de mon songe, je suis malheureusement toujours sous des centaines de mètres sous terre. Le voilà mon véritable cauchemar ! Cette simple idée, additionnée à mes émotions brutes de l'instant, précipite à nouveau mon souffle et donne à mes angoisses le pouvoir d’investir mes capacités physiques. Mon cœur continu de battre violemment contre ma poitrine et je ne parviens pas à me calmer. Mais mes yeux reprennent doucement leurs fonctions et captent un fait étrange. Il y a trop de lumière dans ma chambre. Hagarde et encore perdue, je finis par me redresser dans mon lit. Perdus, j'observa, interdite, la lumière qui entrait dans la pièce par la porte... ouverte. Vive, je tourna la tête sur une silhouette humanoïde qui venait de percuter ma rétine en même temps que la réalité de la situation. Mais ce fut le soulagement que je ressentis et mes yeux se remplirent de larmes quand je me leva de mon lit pour le rejoindre " Kaz' ! " Dis-je en courant dans sa direction " J'ai enco... " Mais je me stoppa net quand je ne fus plus qu'à un petit mètre de la silhouette masculine qui me faisait face, totalement immobile. Ce... ne pouvait être Kazuma. Je le sentais. Je le sentais jusqu'aux plus profonds de mes tripes. Avec prudence, je le contourna sans un mot et posa le plat de ma main sur l’interrupteur de ma lampe de chevet. La lumière, pourtant tamisée, me fit plisser les yeux et m’obligeât à les cacher quelques secondes derrière mes mains. Méfiante et encore groggy, je posa mes rétines encore peux adaptées à la luminosité sur... mon voisin ! " Elijah ? " demandais-je en un souffle, comme pour moi-même. " Que-ce que... que-ce que... " Je sursauta en prenant subitement conscience de ma condition. Je n'étais habillée que trop légèrement devant un homme que je ne connaissais pas, la porte grande ouverte et ceux certainement en pleine nuit malgré le fait que je n'ai aucune idée de l'heure qu'il pouvait bien être. Prise de panique, je m'empressa de rejoindre mon lit et d'entourer mon corps, encore tremblant, des draps jaunes qui avaient été les témoins de cette lugubre nuit. Mes yeux sombres se posèrent à nouveau sur lui. Ils étaient partagés entre la colère de le voir là, l'incompréhension et la gratitude également, car même si la situation était... extrêmement bizarre, j’étais franchement heureuse de ne pas être seule. Reste tout de même que c'était carrément gênent. " Tu... " Commençais-je, gênée et un peu perdus. J'ignorais comment réagir. Être prise de court, voila l'expression adéquate. Je rabattis mes jambes contre ma poitrine, cachant mon menton derrière mes genoux, ne laissent que mes grands yeux bruns l'observer derrière ma frange de cheveux sauvagement désordonnée. J'avais besoin de quelques secondes pour l'étudier. Il semblait aussi mal à l'aise que moi, si ce n'est pire. Puis... il n'avait pas vraiment le profil du serial killers. Il avait plutôt l'expression de l'homme qui s'est mis dans de sales draps sans vraiment le vouloir. Alors... je lui envoya un petit sourire légèrement pincé " J'ai hurlée...? " Lui demandais-je en relevant les yeux sur lui. " C'est ça ? "


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Katsumoto Ryu

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Dim 8 Jan - 10:51

Pays de confusion

Feat. Katsumoto Ryu & Hwang Elijah

L’informaticien n’osa plus faire le moindre geste à l’instant même où il remarqua que la jeune femme commençait à se réveiller. A cet instant précis, il aurait sincèrement souhaité détenir le pouvoir de l’invisibilité ou une quelque conque autre faculté qui lui permettrait de fuir cet appartement et de se sortir de cette situation délicate. Alors qu’il se tenait toujours immobile au même endroit, Elijah fut hautement surpris quand à la réaction première de la jeune femme. Pourquoi venait-elle de se lever brusquement de son lit pour courir le rejoindre ? Et pourquoi l’avait-elle surnommer « Kaz » ? Ecarquillant les yeux, l’australo-coréen recula inconsciemment d’un pas mais se stoppa net quand la jeune femme fit de même, aussi brusquement que lorsqu’elle avait décidé de s’empresser de le rejoindre. Tout en la suivant du regard, Elijah ne put s’empêcher de trouver la situation particulière étrange. Mais il eut à peine le temps d’énumérer dans son esprit les différents éléments et détails qui venaient confirmer son impression qu’une lumière vint lui agresser subitement ses rétines. Clignant plusieurs des yeux pour s’habituer à la luminosité naissante, l’information mit quelques secondes avant de percuter que son interlocutrice l’avait appelé par son prénom. Il entrouvrit alors légèrement la bouche, traduisant ainsi son incapacité pour choisir quels mots lui prononcer mais également sa gêne quand il aperçut qu’elle était habillé légèrement. Détourna rapidement le regard sur un autre coin de l’appartement, il patienta quelques instants avant de reposer son regard sur la jeune femme quand il comprit qu’elle s’était désormais réfugiée dans les draps de son lit.

Croisant alors son regard, il fut étonné du calme relatif dont elle faisait preuve. Il était pourtant persuadé qu’elle aurait hurlé au secours et de ce fait réveiller l’ensemble des personnes se trouvant au premier étage du bunker. Mais rien de tout ça. Non, elle se contentait pour l’instant de le fixer d’un regard mêlé de diverses émotions qu’Elijah avait au final du mal à distinguer les unes des autres. Mais ce qui était probable, c’est quelle était vraisemblablement dans le même état d’esprit que lui, perdu entre l’incompréhension et la gêne. Que pouvait-elle bien penser de lui actuellement ? Elle devait certainement avoir un avis plutôt négatif désormais, alors qu’il ne s’était croisé qu’occasionnellement et qu’il n’y avait aucune animosité entre eux jusqu’à maintenant. Se mordant la lèvre inférieure, l’informaticien resta figé quelques secondes et fut incapable de prononcer la moindre bride de mots à la jeune femme. Un silence gênant s’était désormais installé entre eux mais il fut heureusement brisé quand la jeune femme commença à lui poser quelques questions qui traînaient dans son esprit. « Je t’ai entendu hurler et je me suis demandé ce qu’il se passait… La porte était entrouverte et… Je t’assure que je souhaitais simplement m’assurer que tout allait bien... enfin à peu près. » Se pinçant à nouveau la lèvre inférieure, Elijah hésita avant de recommencer à parler. Il était un peu trop déstabilisé à son goût et il n’appréciait guère éprouver cette sensation qu’il n’avait que très peu eu l’occasion d’expérimenter auparavant. Lui qui d’ordinaire faisait preuve de bien plus d’assurance, le voilà qu’il réagissait comme un enfant qui viendrait de commettre une bêtise. Et pour ne rien arranger, il éprouvait même des difficultés pour expliquer clairement sa présence dans sa chambre. Il était vraiment pitoyable…

Soupirant intérieurement, il avait la pressante envie de quitter les lieux au plus vite. Mais il se doutait que la jeune femme avait peut-être d’autres interrogations à lui soumettre, tout comme il avait également quelques questions qui lui pendaient au coin des lèvres. « Tu en fais souvent ? Je veux dire, des cauchemars ? » Si tel était le cas, le jeune homme se demandait bien pourquoi il ne l’avait pas entendu hurler à d’autres reprises.

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Mar 7 Fév - 13:38
PAYS DE CONFUSION
Elijah & Ryu




Je comprends mieux... Les yeux dans le vague, posé entre lui et la porte encore ouverte, je me réveille doucement en mettant une à une les choses à leur place. J'avais fait un cauchemar, hurlée comme une damnée et donc rapatriée mon voisin paniqué dans ma chambre en pleins milieux de la nuit. Le rouge me monta brutalement aux joues. Pas par-ce qu'un homme était ici, avec moi. Mais plutôt par-ce que j'avais honte de l'avoir dérangé et placé dans une situation inconfortable. "Je... je suis désolée de t'avoir fait peur. " dis-je avec une petite voix pitoyable et honteuse alors que je me mordais la lèvre inférieure en baissant les yeux. J'avais l'impression d'être une voleuse prise la main dans le sac.

À sa question, je me tortillai sous mes draps, plus par gène qu'autre chose. " Oui et c'est toujours le même. " D'une main, j'attrapa mon portable pour prendre conscience de l'heure qu'il pouvait être. 6h30 du matin... Mon réveil allait sonner dans moins de 30 min. Inutile donc pour moi d'espérer me recoucher. À moins que je ne pousse Elijah dehors comme une malpropre et que je me blottisse dans mes draps immédiatement. Mais même en faisant ça... je savais que mon cauchemar n'était pas bien loin. Comme une ombre glauque tapis dans un coin, prête à resurgir si j'avais l'audace de fermer les yeux à nouveau.
Les draps enroulés autour de moi, je me leva en faisant attention de ne pas m’empêtrer les pieds dans le tissu jaune et me dirigea vers la bouilloire que je mis en route avec pour idée de nous préparer un thé. " Je cours dans les couloirs du sous-sol avec mon père alors que le plafond s'écroule derrière nous. " Je le rejoins et pose deux tasses à thé et des biscuits secs sur la petite table au pied de mon lit. J'ignore s'il en voudra, mais c'est un moindre mal de songer à lui offrir cette petite compensation. " Puis mon père disparaît. Je me retrouve seule et... le plafond me tombe brutalement sur la tête. " Je lui raconte tout ça, mais j'ignore pourquoi je le fais. Il s'en fiche certainement. Ça comble juste ce silence gênant entre nous. Ça me rend peut-être ridicule, mais... je suis certaine qu'il se sent mieux comme ça. Alors je le fais. C'est tout. " Je meurs à chaque fois dans ce cauchemar... " Je repose mes yeux encore troublés sur lui et finis par lui sourire pour stopper là le goût dramatique que j'avais installée par mes mots. " Mais ce n'est qu'un vilain rêve, hein. Ne t'inquiète pas pour moi la prochaine fois... " Puis-je finis par prendre une expression plus tranquille et naturelle. " En revanche, si tu veux réellement m'étrangler pour t'avoir réveillé... Je te jure que je peut comprendre. " Éloigner l'atmosphère de réserve pesante entre nous deux, voila ce que j'essaie à présent de faire en lui offrant une de mes mimiques amusés favorite.


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Dim 5 Mar - 12:03

Pays de confusion

Feat. Katsumoto Ryu & Hwang Elijah

Tout en restant debout et silencieux, Elijah observait la jeune femme qui paraissait embarrassée mais surtout désolée face à la situation. Hochant alors négativement la tête, l’informaticien lui indiqua ainsi qu’elle n’avait pas à s’excuser. Quand bien même elle l’avait réveillé en sursaut en plein milieu de la nuit, quand bien même il se soit inquiété plutôt inutilement pour elle… Il ne lui en voulait pas. Pour la simple et bonne raison qu’elle n’y était pour rien, qu’elle n’avait fait que subir ce cauchemar qui l’avait complètement déboussolé. Et il comprenait ce qu’elle avait pu ressentir. Comme tout le monde, il avait déjà vécu des cauchemars. Il avait déjà eu cette impression d’être prisonnier d’images monstrueuses que son esprit lui imposait, il avait déjà éprouvé ce sentiment que le cauchemar ne prendrait jamais fin et qu’il était condamné à ressasser ces images dans son esprit. Oui, il avait déjà expérimenté tout ça, notamment après le décès de sa mère il y a maintenant cinq ans. Même s’il ne l’avouera pas, lui aussi avait passé des nuits à pleurer jusqu’à ce que ses yeux rougies ne commencent à lui faire mal. A verser des larmes qu’il ne prenait plus la peine d’essuyer à force d’en verser. A se retenir d’hurler de ses pleins poumons toute la peine et toute la colère qu’il ressentait au fond de son être. A visualiser le visage de sa mère, son sourire, de manière si réaliste que lorsque qu’il émergeait enfin de son cauchemar, elle ne devenait plus qu’une image à peine perceptible, une ombre, un souvenir… Elle n’était plus que ça. Un simple souvenir. Elle n’avait plus de réalité matérielle et son corps n’était désormais plus qu’un tas de cendre qui reposait avec d’autres dans les sous-sols de l’Héritage. Elle ne vivait désormais plus que dans la mémoire d’Elijah et des autres personnes qui l’avaient aimé. Elle n’était désormais qu’une plaie béante dans son cœur, une plaie qui ne se refermera que lorsque le glas sonnera son dernier souffle de vie.  

Alors son regard était plongé dans le vide, l’informaticien fut finalement extrait de ses réflexions par la voix de Ryu et le bruit d’une bouilloire qui réchauffait de l’eau. Tout en suivit du regard le trajet de la jeune femme jusqu’à lui, Elijah écouta silencieusement le récit qu’elle lui narrait, ne relâchant que légèrement son attention que lorsqu’elle posa deux tasses et des biscuits sur une surface plane. Bien qu’il soit étonné qu’elle lui ait raconté son cauchemar, il l’avait tout de même écouté attentivement, se mordant instinctivement la lèvre quand elle lui avoua que la fin de son cauchemar se terminait toujours par sa propre mort. Il n’avait jamais vécu une telle chose au cours de ces nuits, et il n’osait pas imaginer ce que l’on pouvait ressentir lorsque l’on voyait l’étincelle de sa vie qui brillait dans nos yeux s’éteindre subitement pour laisser place à un visage habité par le spectre de la mort.

Croisant alors le regard de l’automnale, il prononça un faible « hm » quand elle lui intima de ne plus s’inquiéter pour elle avant de hausser les sourcils et de laisser échapper un rire de ses lèvres suite à sa remarque. « Si j’ai ton accord, alors j’y penserais la prochaine fois. » Elargissant le sourire qui s’était dessiné sur son visage, l’australo-coréen s’approcher du lit de la pièce afin se s’emparer de la tasse remplie de thé que lui avait préparé Ryu. Mais à peine l’eut-il attrapé qu’il ressentit rapidement une sensation de brûlure sur ses mains. Et avant qu’il ne puisse la rattraper, la tasse atterrie sur le sol et se brisa en plusieurs morceaux. Prononçant alors un rapide « désolé », l’informaticien s’empressa de rassembler des fragments dans ses mains, se coupant légèrement la paume dans la précipitation. Observant hâtivement sa blessure, il préféra de ne pas s’en soucier pour le moment et il continua de ramasser les morceaux qui jonchaient encore le sol de la chambre.

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